Six ans après le 11 septembre, les thèses conspirationistes sur ces attentats se développent avec d’autant plus de vigueur que les autorités fédérales américaines s’obstinent à ne pas déclassifier l’intégralité des rapports de police réalisés sur le sujet. Tandis que les partisans d’une politique étrangère américaine définie par les thèses des néoconservateurs s’accommodent parfaitement de ce manque de transparence, en écrivant l’histoire de ces attentats à travers le prisme de leurs références idéologiques (…) Il n’existe pas de procédure criminelle USA vs. Oussama bin Laden et consorts pour les actes du 11 septembre, contrairement aux attentats de Nairobi et Dar es Salam qui provoquèrent l’ouverture d’un tel recours. (…) Aussi, dans les champs de l’information publique, des éclaircissements sur des points essentiels font encore défaut de nos jours, même après le rapport de la Commission Thomas Kean sur le 11 Septembre, publié en juillet 2004.

Quels réseaux de soutiens logistiques précis ont-ils permis aux 19 pirates de commettre leur action ? Avec quels complices ? Quelles relations de subordination entretenaient-ils avec des lieutenants d’Oussama bin Laden, notamment basés aux Emirats Arabes Unis au moment des faits ? Comment concrètement l’organisation al-Qa’ida se préparait-elle à détruire le World Trade Center, depuis sa tentative de 1993 ?

C’est à ces interrogations que répondent ces 22 pages du FBI, particulièrement circonstanciées. En le lisant, nous prenons la mesure de l’un des paradoxes les plus intéressants pour nourrir une pensée critique sur cet évènement clé. La relative opacité qui l’entoure arrange tout le monde : d’une part les farouches défenseurs d’une géopolitique conservatrice, obsédés par la survie d’un universalisme que piloterait un petit groupe de puissances chargé de contenir la sauvagerie du monde. D’autre part certains mouvements tiers-mondistes et altermondialistes, obsédés par le complot permanent venu de Washington.

Les premiers, fidèles alliés de la Maison Blanche, ont pu ainsi à loisir imputer la responsabilité des attaques à leurs cibles de prédilection, par exemple les services de sécurité irakiens pour la période 2002 et 2003, et ainsi légitimer leur politique visant à refaçonner le Moyen-Orient. Les seconds, faisant assaut de scientisme, ont cherché coûte que coûte à stigmatiser les Etats-Unis, accusés d’avoir laissé ces attaques se perpétrer pour mieux déployer leur nouvelle politique étrangère.

Comme souvent, la version authentique semble plus triviale que les légendes, quels que soient leurs auteurs.

(…)

Lire l’intégralité de l’article sur le site de www.geopolitique.com.

N.B. : le téléchargement du rapport proposé par www.geopolitique.com est réservé à ses abonnés.