“David Irving: The Manipulation of History Part 1”, YouTube, 5 février 2018.

David Irving (1938 -) rencontre Robert Faurisson en septembre 1983, lors d’un congrès de l’Institute for Historical Review.

Il se rallie définitivement au négationnisme après la lecture du Rapport Leuchter et devient une des cautions de cette propagande antisémite en s’affichant « historien » du fait de ses « recherches » et ouvrages controversés, essentiellement consacrés à Hitler dont le Hitler’s War (1977).

Brandissant un négationnisme technique dans la lignée faurissonienne, David Irving est interdit de séjour dans plusieurs pays, condamné dans certains (notamment en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Autriche) pour ses propos négationnistes. Il est d’ailleurs incarcéré plusieurs mois fin 2005. Ce proche de l’extrême droite néo-nazie ne peut donc se rendre les 11 et 12 décembre 2006 à la « conférence » négationniste organisée à Téhéran. Son livre, La Guerre d’Hitler, y est tout de même proposé à la vente.

En 1996, le pseudo-historien – qui qualifie Hitler de « plus grand ami des juifs, puisque sans Hitler l’Etat d’Israël n’existerait pas » – a intenté un procès en diffamation à Deborah Lipstadt (et à son éditeur). L’historienne américaine avait révélé ses activités négationnistes et ses convictions politiques. Le procès Irving-Lipstadt (adapté depuis à l’écran) s’achève en avril 2000. Le jugement déboutant David Irving le qualifie de « négationniste actif », d’« antisémite » et de « raciste » qui « s’associe avec des extrémistes de droite qui font la promotion du néo-nazisme ». Il souligne aussi que le « contenu de ses discours et de ses interviews démontrent une tendance clairement pro-nazie et anti-juive ».

Cela n’empêche pas des complotistes tels que Ron Unz ou Paul Craig Roberts de considérer le négationniste britannique comme le « meilleur historien de notre temps » injustement « calomnié et diabolisé » par « les historiens de cour et les sionistes ».

 

IL A DIT :

« Il y avait la chambre à gaz individuelle que transportaient deux soldats de l’infanterie allemande à la recherche de juifs isolés dans la campagne allemande. Cette chambre à gaz individuelle ressemblait un peu, je crois, à une chaise à porteurs mais était déguisée en cabine téléphonique. Alors on a posé la question : “Comment encourageait-on ces pauvres victimes à entrer de leur plein gré dans ces chambres à gaz?” Réponse : Il y avait sans doute une sonnerie de téléphone à l’intérieur et quand ça sonnait, le soldat disait: “je crois que c’est pour vous !” »

Source : réunion privée à Haguenau (Alsace), 11-12 décembre 1989 dans La Peste brune de Michael Schmidt, diffusée dans l’émission « Envoyé Spécial », sur Antenne 2, en 1991.

Voir aussi : History on trial

 

(Dernière mise à jour le : 25/05/2019)