La plateforme de streaming a récemment ajouté à son catalogue un nouveau documentaire conspirationniste sur les extraterrestres.

Bob Lazar (capture d’écran Netflix)

Après « Unacknowledge » et « Extraordinary », Netflix récidive dans le complotisme ufologique en proposant à ses abonnés depuis le 19 juin dernier le film « Bob Lazar : Zone 51 et soucoupes volantes », de Jeremy Kenyon et Lockyer Corbell.

Le personnage central du film, Robert Lazar, prétend avoir travaillé dans la Zone 51 (une base militaire américaine dans le Nevada) et être diplômé du Massachussets Institute of Technology (MIT), l’une des plus prestigieuses universités du monde. Ce sexagénaire, discrédité jusqu’au sein de la communauté des ufologues, n’est jamais parvenu à apporter la moindre preuve à l’appui de ses déclarations, tant sur son cursus que sur la réalité de son activité professionnelle à proximité de la Zone 51. De même – est-il utile de le préciser – s’agissant de ses spéculations sur les extraterrestres.

Le documentaire, qui dure plus d’une heure et demie, fourmille de séquences plus lunaires les unes que les autres. Quinze minutes après le début du film, narré par l’acteur Mickey Rourke, Bob Lazar affirme qu’à la fin des années 1980, le gouvernement américain a récupéré des engins extraterrestres pour les analyser. Puis d’expliquer : « Le plus important, c’est la dissimulation d’une technologie extrêmement avancée. Et la dissimulation d’une science inconnue […]. Oui, il existe une autre civilisation et comme je l’ai dit précédemment, c’est un crime que de ne pas en parler à l’humanité. »

Face à un interviewer acquis à sa cause, Bob Lazar explique qu’il n’a jamais vu de cadavre d’extraterrestre. Quelques minutes plus tôt, dans une image d’archive, il avait pourtant assuré en avoir aperçu un. Sans craindre de déclarer par la suite : « Si vous balancez des choses, il faut avoir les preuves derrière… »

Sur la page d’accueil de son site, aujourd’hui inactif, Bob Lazar avance que les extraterrestres viennent du système Zeta Reticuli. On peut notamment y lire les citations suivantes, placées en exergue : « Le fait est qu’il y a un petit groupe autonome au sein du gouvernement américain qui décide si oui ou non nous sommes autorisés à connaître la vie extraterrestre et ses interactions avec l’Homme » ou encore « Ils savent que s’il m’arrive quelque chose après tout ce que j’ai exposé, cela prouvera simplement que j’avais raison. »

 

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