''L'imaginaire du complot'', de Jérôme Jamin
Quatrième de couverture :
Le nationalisme, la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme, l’opposition aux élites, la stigmatisation des étrangers, les discours anti-immigrés, mais aussi l’autoritarisme, l’idéologie ‘loi et ordre’ (Law and Order), l’antiparlementarisme et l’anticommunisme constituent quelques-uns des termes les plus souvent utilisés dans la littérature consacrée au populisme et à l’extrême droite. En fonction des partis politiques concernés, des contextes institutionnels et des particularités nationales et géographiques, ils prennent une dimension centrale ou secondaire. Sur la base d’une comparaison entre la France et les Etats-Unis, l’ouvrage vise à démontrer que l’ensemble de ces concepts entretiennent tous à des degrés divers un rapport fondamental avec un “imaginaire du complot”, c’est-à-dire avec un monde de significations structuré et cohérent qui privilégie la théorie du complot pour expliquer la politique et l’histoire.

Critiques :
Pierre-André Taguieff (directeur de recherches à Sciences Po) : « Dans ce livre brillant, étayé par une documentation considérable et parfaitement maîtrisée, Jérôme Jamin met à l’épreuve une hypothèse originale et forte sur les discours populistes et nationalistes contemporains, qu’il rapporte à un commun imaginaire conspirationniste, structuré par l’idée-force du ‘complot mondial’. Il renouvelle ainsi l’analyse de ‘l’extrême droite’ à travers une comparaison rigoureuse entre le cas français et le cas étasunien, tout en nous donnant les moyens de repenser la démocratie, par-delà ce qu’en disent ses faux amis comme ses ennemis déclarés ».

Chip Berlet (Political Research Associates, co-auteur de Right-Wing Populism in America) : « L’analyse innovante de Jérôme Jamin explique pourquoi la logique du bouc émissaire et la théorie du complot sont si populaires dans les discours d’extrême droite au-delà des différences de contextes politiques et culturels. Ce travail montre comment ce type de discours parvient à attirer tant de gens dans des combats politiques démagogiques et, surtout, socialement destructeurs ».

Lire l’introduction et la table des matières ici.

Jérôme Jamin est docteur en Science politique et sociale, et chercheur au Centre d’études de l’ethnicité et des migrations (Cedem) de l’ULg.