Plus de 3 800 documents liés à l’assassinat du président John Fitzgerald Kennedy et comprenant des enregistrements effectués par la CIA et le FBI, ont été publiés hier, 24 juillet 2017, par la National Archives and Records Administration (NARA), les Archives nationales américaines, comme annoncé depuis plusieurs années.

La plupart des documents avaient déjà été diffusés dans une version expurgée. 441 n’avaient jamais été rendus publics. Parmi ceux qui avaient été précédemment expurgés, certains sont maintenant accessibles en intégralité.

Les documents comprennent des transcriptions ainsi que 17 enregistrements d’entrevues avec Yuri Nosenko, un agent du KGB ayant fait défection en 1964 et qui se présentait comme le responsable du dossier sur Lee Harvey Oswald au KGB lors du séjour d’Oswald en Union soviétique (1959-1962).

La liste publiée lundi comporte également des documents en rapport avec l’enquête sur l’assassinat, en 1968, du pasteur Martin Luther King, leader du mouvement des droits civiques.

Les Archives nationales travaillent sur la publication des documents liés à la mort du 35ème président des Etats-Unis depuis 1992, lorsqu’une loi fut adoptée pour conserver les quelque 40 000 documents, représentant 5 millions de pages d’archives, entourant l’enquête.

La majorité de ces millions de pages ont déjà été publiées ou mises à la disposition du public. Celles qui ont été diffusées hier l’ont déjà été en partie ou en totalité. Elles peuvent être consultés sur archives.gov, le site des Archives nationales. Plusieurs autres documents seront en outre publiés à l’automne prochain.

La commission Warren, qui avait enquêté sur l’assassinat de JFK, avait conclu dans son rapport final (1964) que Lee Harvey Oswald – assassiné à son tour par Jack Ruby deux jours après la mort du président américain – était le seul tireur impliqué dans l’attentat.

En 1979, la Commission d’enquête du Congrès sur les assassinats, le House Select Committee on Assassinations (HSCA) avait conclu, sur la seule base d’une preuve acoustique issue d’un dictaphone portable accroché à la ceinture d’un policier de Dallas qui escortait le cortège présidentiel, à la présence de deux tireurs et donc à une probable conspiration, sans pouvoir identifier un quelconque second tireur ni évaluer l’étendue de la prétendue conspiration. Un rapport de la National Academy of Sciences publié en 1982 démontra toutefois que la fameuse bande son accréditant la thèse des deux tireurs n’avait été enregistrée ni à l’endroit décrit dans le rapport du HSCA ni au moment de l’attentat. Et que les sons enregistrés n’étaient pas des coups de feu.