Austria Presse Agentur (APA) a annoncé lundi 9 avril 2018 le décès de Gerd Honsik à son domicile hongrois samedi. Le négationniste autrichien avait 76 ans.

Gerd Honsik était considéré comme une figure incontournable du néonazisme européen. Membre du Nationaldemokratische Partei (NDP), un parti néonazi autrichien dissout dans les années 1980, Honsik a pris part dans les années 1960 à des attaques d’extrême droite à Vienne.

Fondateur du Volksbewegung gegen Überfremdung (« Mouvement populaire contre l’infiltration étrangère »), Honsik fut condamné à plusieurs reprises pour négationnisme et incitation à la haine. Il tenta de s’exiler en Espagne pour échapper à la justice autrichienne qui l’avait condamné à une peine de prison ferme en mai 1992. Arrêté en 2007, il fut finalement extradé vers son pays d’origine où il purgea sa peine.

En 2009, lors de son dernier procès, il se présenta comme la victime d’un « procès politique ». Concernant les chambres à gaz, il expliqua ne pas avoir pu en vérifier l’existence par lui-même.

Honsik fut l’auteur de divers livres et brochures racistes et antisémites. En 1988, il publia Freispruch Fur Hitler, un livre réhabilitant le dictateur allemand. Dans les années 2000, il se fit le chantre de la thèse d’un  prétendu « plan Kalergi » de génocide des peuples blancs européens, qu’il attribuait à un complot juif, une théorie du complot largement diffusée dans les rangs de l’extrême droite européenne. Il utilisait parfois le pseudonyme « Endsik », allusion au mot allemand « Endsieg » (« Victoire finale »), largement utilisé par la propagande du IIIe Reich.