Alors que la France est sous le choc des attentats du 13 novembre, le très sérieux magazine en ligne israélien Times of Israel publie dès le lendemain un article en anglais signé Amanda Borschel-Dan, fondé sur une interview de Jonathan Simon Sellem, qualifié de « journaliste free lance ». Amanda Borschel-Dan y indique en introduction que selon ce dernier, les « responsables de la sécurité de la communauté juive française étaient au courant le vendredi matin d’une information annonçant un attentat imminent ». Depuis, la rumeur circule sur le net : « les juifs étaient au courant des attentats ».

Au vu de sa propension aux scoops bidons tels que l’assassinat de Bachar El Assad par son garde du corps ou des tirs de kalachnikov sur une synagogue du 19ème arrondissement de Paris visée par un… lance-pierres, on se demande pourquoi la journaliste a cru bon d’interviewer sur le sujet un citoyen résidant en Israël alors de passage à Paris, dont la crédibilité de journaliste est nulle… C’est donc avec circonspection et surtout stupéfaction, au vu du contexte, que nous avons découvert cet article provenant d’un média comme le Times of Israel. (…)

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Voir aussi :
* Le mythe des 4 000 Juifs absents du World Trade Center

DROIT DE REPONSE (MàJ 18/11/2015) :
Suite à la reprise ici même de l’article issu du site JewPop, Jonathan Simon Sellem nous a fait parvenir un message selon lequel il estime être la cible d’« insinuations fausses ». Il dément formellement avoir dit que « les juifs savaient » qu’il y aurait des attentats à Paris. « Bien évidemment, c’est faux et dangereux » écrit-il. Et de poursuivre : « J’ai simplement expliqué au Times of Israel que la communauté juive de France, tout comme toute la société nationale française (police, armée, etc…) étaient en état d’alerte. J’ai aussi ajouté avoir eu la connaissance d’un SMS d’une experte en sécurité qui a écrit à ses amis expliquant qu’il faut rester vigilant en raison de l’état d’urgence (vigipirate écarlate, visite Rohani, juif poignardé à Rome, tentatives d’attentats ratés, etc…). De plus, j’étais moi-même à Paris pendant les attentats. Si j’avais su quelque chose, j’aurais été suicidaire d’être dans les parages. (…) Quoi qu’il en soit, peut-être que je me suis mal exprimé, peut-être que la journaliste a mal mis sur papier mes propos (…) mais bien entendu je n’ai jamais, jamais, jamais fait croire que "quelqu’un savait" et encore moins moi ». Dont acte.