Enseignant d’Histoire-Géographie au collège, Ronan Cherel a été pris par surprise lorsqu’aux lendemains des attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, certains de ses élèves ont commencé à tenir des propos conspirationnistes. Depuis, il a intégré dans son cours tout un programme dédié à l’éducation aux médias et à l’information.

Comme aux lendemains des attentats de janvier, des dizaines d’images défilent à la télévision et sur Internet depuis vendredi 13 novembre. En janvier, l’émotion et l’incompréhension avaient laissé petit à petit la place à la méfiance envers les médias et aux discours de type conspirationniste. Beaucoup d’enfants et d’adolescents s’étaient tourné vers Internet pour tenter de répondre à l’incompréhension, s’égarant parfois dans océan de faux messages diffusés sur les réseaux sociaux.

Depuis vendredi 13 novembre, et pendant plusieurs jours encore, ces mêmes jeunes se posent de nouveau une avalanche de questions. C’est notamment le travail des enseignants de les écouter, de tenter de répondre et d’accepter, aussi, qu’il n’y a pas de réponses à tout. A Rennes, dans l’ouest de la France, j’ai rencontré un de ces enseignants, Ronan Cherel. Ce professeur d’histoire-géographie avait publié le 20 janvier, dans l’hebdomadaire L’Obs, un article intitulé “Charlie Hebdo : la théorie du complot séduit mes élèves. Je veux les former à l’analyse.” Son article m’avait interpellée parce que, jusqu’à présent, je pensais que le conspirationnisme c’était plutôt une affaire marginale et surtout une affaire d’adultes, de youtubeurs et d’illuminés. (…)

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