Saccage de l'ambassade britannique à Téhéran : le régime tente de faire porter le chapeau aux Anglais
La participation de miliciens bassidjis au saccage de l’ambassade du Royaume-Uni à Téhéran mardi 29 novembre dernier étant désormais avérée, peu de doutes persistent sur le caractère spontanée d’une telle attaque, présentée par les médias officiels de la République islamique d’Iran comme des débordements dus à de simples étudiants en colère.

Le Monde.fr est revenu hier sur le sujet et a montré que les partisans de la "mollarchie" iranienne tentent de rejeter la faute sur les Britanniques eux-mêmes, fidèles en cela à un réflexe conspirationniste très ancré dans l’histoire de l’Iran contemporain (au point d’en être devenu un véritable objet de plaisanterie) mais aussi très pratique lorsqu’il s’agit de faire diversion :

« Dès le lendemain de l’attaque, un site proche des bassijis (miliciens islamiste) a clamé leur innocence en ce qui concerne la dégradation des biens durant l’assaut. "Les étudiants qui sont rentrés dans les locaux n’ont rien saccagé, sinon quelques bouteilles d’alcool [interdit dans la République islamique]", assure un bassiji, dont les propos sont rapportés par le site Student News Agency. Ce même bassiji va plus loin. Selon lui, ce sont les Anglais qui ont manipulé "quelque 1700 personnes" qui "se sont mises à faire du désordre peu après la tombée de la nuit". Pourtant, les images publiées de cet assaut, relayées par les agences de presse et les sites conservateurs, témoignent de la brutalité des manifestants bien avant la tombée de la nuit».

Voir aussi :
* Ahmadinejad : « Les Européens provoquent des sécheresses en Iran »
* Le logo des JO de Londres fâche l’Iran
* Iran : les mollahs vont arpenter les écoles de Téhéran pour dénoncer les ”complots de l’opposition”
* Dans les gêoles iraniennes, on extorque les aveux de ”complots étrangers”