Mondher Sfar (crédits : inconnu).

Originaire de Tunisie, exilé en France en 1974 et titulaire d’un doctorat de philosophie, Mondher Sfar (1950 – ) doit sa notoriété à son activisme négationniste. En 1990, cet opposant au régime du dictateur tunisien Zine el-Abidine Ben Ali participe au premier numéro de la Revue d’histoire révisionniste, aux côtés notamment de Serge Thion, Ernst Zündel, Fred Leuchter ou encore Henri Roques (qui dirige la revue). Il y signe un texte intitulé « : Chambre à gaz, enfer sacré de Faust » dans lequel on peut lire :

« Le révisionnisme rejette à la fois l’idée et le fait du Génocide comme impossibilités matérielles parce que le Génocide est surtout une impossibilité idéologique, et il est une impossibilité idéologique parce que la race est un concept mythique qui n’a de réalité que pour un esprit mythique, non pour un esprit positif et scientifique. »

Dans d’autres textes, Sfar dénoncera le « mythe des chambres à gaz », les « prêtres de l’Holocauste qui ont élevé la mémoire d’Auschwitz au rang d’une religion » ou encore le « fascisme juif contemporain ».

En 2002, ce proche de Ginette Skandrani et Maria Poumier, avec qui il co-anime l’association Entre la plume et l’enclume, est à l’initiative de la publication d’un faux antisémite intitulé Le Manifeste judéo-nazi d’Ariel Sharon. Il dirige par la suite un groupusculaire Collectif de la communauté tunisienne en Europe. En 2011, il commentera brièvement, pour le compte de l’audiovisuel public iranien, la situation en Tunisie.

 

(Dernière mise à jour le 15/01/2020)