Les traînées de vapeur d'eau des avions alimentent la théorie du « complot chimique »
En anglais, les panaches qui suivent les avions s’appellent « contrails » mais parfois aussi « chemtrails ». (…) Le mot anglais « contrail » se traduit par traînée de condensation et « chemtrail » par traînée de produits chimiques. Les contrails sont observables par temps clair, derrière les avions situés entre 7000 à 12000 m d’altitude, quand la température est en-dessous de 30° C. La vapeur d’eau qui sort des réacteurs devient de la glace, et la traînée sera plus ou moins persistante selon l’avion et selon la qualité de l’air, son taux d’humidité et la présence ou non de nuages du type cirrus (à 10 000 m d’altitude). La grande responsable de l’évolution de ces traînées – qu’elles soient éphémères ou persistantes – c’est donc la météo. Une observation régulière avec photos à l’appui s’avère vite suffisante pour s’en rendre compte. (…)

Pour les croyants en la théorie des chemtrails, le symptôme le plus révélateur est la persistance vraiment longue des traces. Pour eux, le contrail est fugitif, le chemtrail persistant plusieurs heures et prenant l’allure de grandes nappes étalées… Or, la durée d’une trace dans le ciel est tout entière liée aux conditions atmosphériques, vent et températures, et à l’angle d’éclairage pour l’observateur, et rien d’autre. Les partisans des chemtrails prétendent que toutes ces traces, quand elles subsistent plusieurs heures, sont des épandages chimiques déversés volontairement pour « empêcher le réchauffement naturel général du système solaire » mais aussi pour « empêcher les radiations nocives d’atteindre la terre », ou encore agir sur la formation de nuages en altitude. Mais ils affirment aussi qu’il ne faut pas éluder l’hypothèse d’épandages nocifs de produits biologiques et chimiques visant la population… (…)

En fait il n’existe aucun chemtrail, il n’existe que des contrails. Cela n’empêche pas d’être conscients que les avions rejettent bien des produits de leur combustion autre que de la vapeur d’eau. Il s’agit bien d’un mode de transport polluant. Mais sa contribution à la pollution de l’atmosphère n’est pas un complot.

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Voir aussi l’article de Wikipédia consacré à la théorie des chemtrails.