Selon un sondage de l’institut américain Rasmussen Reports, les Américains sont plus nombreux à croire que Jeffrey Epstein a été éliminé plutôt qu’à la thèse du suicide.

L’annonce, samedi 10 août 2019, de la mort du financier américain Jeffrey Epstein, incarcéré dans l’attente de son procès pour trafic sexuel de filles mineures et retrouvé pendu dans sa cellule, a plongé les Américains dans la stupeur. Une enquête d’opinion réalisée lundi 12 et mardi 13 août par l’institut de sondage américain Rasmussen Reports révèle que 42% des Américains pensent qu’Epstein a été assassiné pour l’empêcher de témoigner contre des personnalités importantes avec qui il pouvait être associé. Les 58% restants se divisent en deux blocs de 29% chacun, les uns adhérant à la possibilité d’un suicide, les autres ne se prononçant pas [voir graphique].

Quant à savoir si les personnes interrogées ont suivi l’actualité concernant cette affaire, 67% affirment la suivre et 25% déclarent la suivre de très près. Parmi ces 25%, une majorité (56%) s’accordent à dire que l’ancien trader a été victime d’un meurtre.

Sur les 1000 américains sondés, on peut remarquer que les hommes sont plus enclins que les femmes à penser qu’Epstein a été tué. De même, on observe que les Blancs sont moins suspicieux concernant cette affaire que les Noirs et les personnes issues d’autres minorités.

Les enquêtes relatives aux circonstances de la mort de Jeffrey Epstein sont encore en cours. Jeudi 15 août, le Washington Post a révélé que l’autopsie du détenu avait montré que son os hyoïde avait été brisé, un type de fracture observé aussi bien chez les victimes de strangulation que dans les cas de suicide par pendaison. Le 23 juillet, 18 jours avant sa mort, Epstein avait déjà été retrouvé blessé au cou et inconscient dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center, au terme de ce qui apparaît avoir été une première tentative de suicide.

 

Voir aussi :

Mort de Jeffrey Epstein : résister à l’intimidation complotiste