Dans un livre aux relents complotistes publié ce jour et recensé par Le Point, Philippe de Villiers fustige les pères fondateurs de l’Europe  mais aussi le groupe de Bilderberg et le « mondialisme ». S’agissant de la construction européenne, il entend questionner « une vérité officielle, portée comme une Arche d’alliance par les lévites de Bruxelles » (sic). Des propos qui font écho à ceux déjà tenus le samedi 3 novembre 2018, dans l’émission « Salut les Terriens » (Canal +), lors de laquelle on pouvait l’entendre prononcer ces mots (de 12’49” à 13’42”), non sans y être encouragé par Thierry Ardisson :

Philippe de Villiers : En fait, l’homme que j’ai vu au Puy du Fou [en août 2016 – ndlr] n’est pas le même Macron. Donc je sais pas quel est le vrai Macron. Est-ce que… il jouait au Puy du Fou ? Ou est-ce qu’il joue maintenant ? Ou est-ce qu’il est prisonnier de Bruxelles et du mondialisme Rothschild qu’il retrouve ?

Thierry Ardisson : Mais y’a peu de doutes quand même qu’il soit un peu le fondé de pouvoir de Goldman Sachs…

Philippe de Villiers : Moi je lui fais deux reproches : il est devenu le fondé de pouvoir de Bruxelles, comme il était le fondé de pouvoir de Rothschild. C’est à peu près la même chose parce que ça veut dire qu’en fait… bah il est d’accord pour liquider la France, l’Etat, la souveraineté, les frontières et l’identité. Et la deuxième chose – plus grave encore – c’est qu’il veut préparer la France à la Partition. Sinon, il n’aurait pas choisi comme ministre de l’Intérieur Castaner. […]

En parlant de « partition », Philippe de Villiers fait allusion à une phrase attribuée à l’ancien président de la République, François Hollande, qui, dans un livre d’entretien avec les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet, avait évoqué obscurément une partition quasi-inévitable du pays. Un thème qui, dans la vision développée depuis plus de deux ans par de Villiers, se mue en une sorte de programme secret d’élites « mondialistes » qui auraient d’ores et déjà planifié la cession de portions entières du territoire national pour qu’y s’applique la loi islamique.

 

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Non, la “classe politique” ne s’apprête pas à signer un “nouvel Edit de Nantes” avec les musulmans