La sortie en salles de J’accuse, le dernier film de Roman Polanski consacré à l’Affaire Dreyfus, est l’occasion de rappeler que celle-ci fut d’abord une conspiration de militaires contre l’un de leur frère d’armes dont le seul tort était d’être juif.
En septembre 2004, une école de la petite ville de Beslan, en Ossétie du Nord, était la cible d’une attaque terroriste au dénouement sanglant. Quinze ans plus tard, le souvenir de l'événement est aussi douloureux que propice à la diffusion de théories du complot.
Pour l'historien Paul Jankowski, il ne faut pas mésestimer la dimension imaginaire de l'affaire Stavisky. En partenariat avec le magazine "L’Histoire", nous reproduisons ici le texte qu’il y avait publié en février 2001.
Dans un ouvrage définitif sur l'assassinat de John F. Kennedy et les théories du complot qu'il a suscitées, L'assassinat de Kennedy expliqué (Publibook, 2019), François Carlier s'attache à démêler les faits et les spéculations conspirationnistes.
Vingt-cinq ans ont passé depuis la fin du génocide des Tutsi du Rwanda. Un génocide justifié par une idéologie aux forts accents complotistes et dont les procédés douteux, les biais cognitifs et les éléments de langage font écho à ceux des conspirationnistes d’aujourd’hui.
Dès la Révolution est apparue l'idée selon laquelle les événements de 1789 auraient été le résultat d'un complot maçonnique visant à saper les fondements de la société. Les loges auraient expérimenté les principes révolutionnaires bien avant 1789. Une théorie qui depuis a fait fortune. Elle ne résiste pas à l'analyse.
En partenariat avec le magazine L'Histoire, Conspiracy Watch vous propose de (re-)découvrir l'interview - d'une saisissante actualité - que Marcel Gauchet, l'un des plus importants penseurs contemporains de la philosophie politique, avait accordé à Éric Vigne et Michel Winock en 2006.
Pour l'historien Bradley Hart, auteur de "Hitler’s American Friends", « Internet a créé un environnement dans lequel l'extrémisme peut s'épanouir sans grande surveillance et avec peu de conséquences sociales ou professionnelles pour ceux qui propagent la haine de manière anonyme ».
Les Juifs ont-ils inventé, organisé, profité massivement de l’esclavage des Noirs ? L’accusation, inepte, a été forgée par des suprémacistes américains dans les années soixante, en s’inspirant librement des élucubrations de l’industriel antisémite Henry Ford. Depuis le début des années 1990, c'est la « Nation of Islam » de Louis Farrakhan, qui s'ingénie à perpétuer le mythe.
Transmué en « complot juif », l’assassinat d’un diplomate allemand à Paris par un jeune Juif d'origine polonaise sert de prétexte aux nazis pour déclencher la « Nuit de Cristal », étape cruciale de la persécution anti-juive dans l’avant-guerre.
Il se pourrait bien que l’origine de la notion de « race » soit à chercher dans l'idée d’une volonté commune plutôt que dans celle d’une transmission héréditaire...
Au faîte de sa puissance, le Parti communiste n’hésitait pas à dénoncer une collusion entre journalistes, juges et policiers. Et si Jean-Luc Mélenchon n’avait fait que reprendre à son compte une ligne de défense bien éprouvée ?
Le thème de la « conspiration de Munich » renvoie à l’idée d’un Occident belliqueux qui, sous couvert de neutralité, œuvrerait dans les coulisses à soutenir les ennemis de la Russie.
50 ans après l'assassinat de Bob Kennedy, son meurtrier, Sirhan Sirhan, croupit toujours en prison. Aucune des très nombreuses théories du complot qui sont apparues depuis lors n'ont jamais été corroborées.
Il y a cinquante ans aujourd'hui, le 4 avril 1968, Martin Luther King était assassiné à Memphis, dans le Tennessee. Ironie de l'histoire, la réécriture conspirationniste de l'événement conduira des proches du pasteur, icône de la lutte pour les droits civiques, à donner crédit aux affabulations de son assassin, un raciste partisan de la ségrégation...