Boris Le Lay (capture d’écran YouTube, novembre 2017).

Boris Le Lay (1981 -) est un blogueur néo-nazi condamné à plusieurs reprises pour provocation à la haine.

Influencé par la lecture d’Hervé Ryssen (qui fut pour lui, selon ses propres mots, « un séisme intellectuel de magnitude 10 sur l’échelle de Richter »), Boris Le Lay devient un « antisioniste fanatique » et évolue vers un racisme et un antisémitisme totalement désinhibés. Après un passage au sein du « parti de l’indépendance bretonne » (Adsav), il co-anime ainsi à partir de 2008 avec Hervé Ryssen un site antisémite intitulé « Comprendre le projet politique juif ».

En 2009, Le Lay apparaît comme étant en charge « des relations avec l’Europe » du Mouvement des damnés de l’impérialisme (MDI) de Kemi Seba.

Il intervient notamment (par vidéos) pour le Parti de la France de Carl Lang à la demande de son secrétaire général, Thomas Joly.

En 2016, il dénonce sur Breiz Atao un conseiller municipal qualifié de « factieux communiste » cherchant à « imposer des afros-musulmans infiltrés sur le territoire breton » et de « faire prendre en charge ces colons par les travailleurs de la commune ». Il diffuse également les coordonnées personnelles de l’élu qui œuvrait dans sa commune pour l’accueil des demandeurs d’asile.

A partir de 2017, Boris Le Lay lance le site néo-nazi Démocratie Participative qu’il co-anime vraisemblablement sous les pseudonymes de Gandalf Le Grand et Capitaine Harlock.

A la suite de l’attentat de Strasbourg du 11 décembre 2018, il suggère sur Twitter que l’opération est un attentat sous faux drapeau destiné à faire diversion du mouvement des Gilets jaunes.

Source : Twitter, 11 décembre 2018.

Résident actuellement à Tokyo, au Japon, où il travaillerait dans une crêperie bretonne, Boris Le Lay est sous le coup de plusieurs mandats d’arrêt.

Il a été condamné en 2015, 2017, 2018 et 2019 pour des propos racistes, antisémites et diffamatoires.

Le Lay est signataire de la pétition « Liberté Pour Ryssen », présentée comme un « appel à tous les défenseurs de la liberté d’expression ».

 

IL A DIT :

« Je pense que les races ou les sous-espèces humaines, selon le terme que vous préférez, peuvent être (…) évaluées (…) les unes entre les autres selon certains angles, selon certains outils très objectifs. Mais au plan culturel, cela est très mal vu (…) en gros tout vaut tout. Il n’y a pas de vérités qui seraient transcendantes ni au plan religieux, ni au plan social, ni au plan sexuel d’ailleurs. Je prends le plan sexuel en particulier. Vous avez remarqué qu’il est maintenant considéré comme parfaitement insupportable de dire que l’homosexualité est une sexualité anormale et il est tout aussi insupportable, maintenant dans l’espace public, de dire que, par exemple, l’hétérosexualité est la norme, est logique, est saine tandis que l’homosexualité serait malsaine (…). Donc ce relativisme culturel qui tend à dire que finalement l’individu se détermine librement et ne peut pas être jugé. Nous faisons de la même façon face à ce relativisme culturel sur la question raciale. Donc, évidemment, les races peuvent être comparées les unes entre les autres pour une simple raison : si on croit que l’humanité a une unité d’espèce. Eh bien, par définition, elle peut être évaluée (…). Je prends un exemple certes trivial mais qui existe, comme les chiens. Il faut savoir que les chiens sont classés en fonction de leur intelligence, de leur habileté (…). Je ne dis pas que l’homme est un animal et que l’on peut réduire l’homme uniquement (…) à ses capacités biologiques et cognitives. (…) Je suis simplement en train de dire qu’il existe un certain nombre de critères objectifs auxquels on peut soumettre tous les hommes et qui vont déterminer les capacités des uns et des autres ».

Source : « À propos du mythe de l’égalité raciale (1) : l’existence des races », Breiz Atao, 20 mars 2015.

 

(Dernière mise à jour le 22/07/2021)