Nouvelles scènes de chaos à Damas. Deux semaines après une attaque meurtrière survenue dans la capitale syrienne, un attentat suicide dans le quartier historique de Midane a provoqué vendredi la mort d’au moins 26 personnes et fait 63 blessés. (…) Le commandement général du parti Baas, au pouvoir depuis 1963, a affirmé que l’attentat était « un acte terroriste faisant partie du complot ourdi contre la Syrie » et qu’il coïncidait « avec des déclarations faites par des symboles de l’opposition syrienne et par des responsables français et américains », selon la télévision syrienne.

(…) Le Hezbollah libanais, allié de la Syrie, a accusé les Etats-Unis d’être derrière l’attentat.

Les Frères musulmans syriens ont de leur côté accusé le régime. « Nous faisons porter au régime, à ses services de sécurité et à ses gangs l’entière responsabilité de ce crime », a insisté leur porte-parole, Zouheir Salem, dans un communiqué. « Nous demandons une enquête internationale et arabe sur cette explosion, avant que les criminels ne cachent les preuves de leur crime », a-t-il ajouté.

(…) Le 23 décembre, 44 personnes avaient été tuées et 150 blessées dans deux attentats suicide à la voiture piégée à Damas. Les autorités syriennes avaient imputé ces attaques au réseau extrémiste Al-Qaïda, alors que l’opposition accusait le régime du président Bachar al-Assad.

Source : Europe1.fr et AFP, 6 janvier 2012.

Mise à jour (11/01/2012) :
Bachar al-Assad a tenu un long discours mardi 10 janvier, dans lequel il a de nouveau dénoncé le rôle de « l’étranger » dans le soulèvement populaire qui frappe la Syrie. L’opposante Randa Kassis revient sur les principales annonces du président syrien. A lire sur le site de France24.