Dans une interview à la chaîne américaine Fox Business, Jesse Hughes, le leader des Eagles of Death Metal, le groupe californien qui s’était produit sur la scène du Bataclan le soir des attentats du 13 novembre 2015, a déclaré que les membres du service de sécurité de la salle de spectacle pourraient être impliqués dans le massacre :

« Quand je suis arrivé (au Bataclan) et que je suis entré, je suis passé devant le mec qui était censé assurer la sécurité pour les coulisses. Il ne m’a même pas regardé. Je suis allé voir immédiatement le promoteur et je lui ai dit : « Qui est ce type ? Je veux un autre mec à la place ». Et il m’a répondu : « Bon, certains des autres agents de sécurité ne sont pas encore arrivés ». Et finalement j’ai découvert qu’environ six d’entre eux ne sont jamais venus. (…) Il semble assez évident qu’ils avaient une raison pour ne pas se montrer. »

Sorti indemne de la tuerie du Bataclan, Jesse Hughes est, politiquement, un ultra-conservateur qui soutient sans réserve la candidature de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. Membre actif de la NRA, le lobby pro-armes à feu, il est aussi anti-avortement et créationniste.

Mise à jour (12/03/2016) :
Jesse Hugues a finalement présenté ses excuses pour ses déclarations sur Fox Business : « Mes déclarations suggérant que des personnes affiliées au Bataclan ont joué un rôle dans les événements du 13 novembre sont dénuées de tout fondement – et j’en prends toute la responsabilité. Elles ne reflètent pas les opinions des autres membres du groupe ou des personnes qui sont associées aux Eagles of Death Metal. La honte est la mienne, à 100%. Je n’ai pas arrêté de faire des cauchemars et j’ai lutté au travers d’une thérapie pour comprendre le sens de cette tragédie et de cette folie. Je ne suis plus moi-même depuis le 13 novembre. Je me rends compte qu’il n’y a pas d’excuse pour mes paroles (et) je suis sincèrement désolé pour avoir blessé, manqué de respect ou accusé qui que ce soit ».

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