Yvonne Ridley (capture d’écran YouTube/Press TV, 2009).

Yvonne Ridley (1958 – ) est une journaliste et une activiste britannique évoluant dans la sphère conspirationniste « antisioniste ».

Fin septembre 2001, alors journaliste pour le Sunday Express, elle est capturée en Afghanistan par les Talibans et détenue pendant onze jours. En 2003, elle se convertit à l’islam et milite aux côtés de la Stop the War Coalition puis au sein du Respect Party qu’elle définira elle-même comme « un parti sans sioniste » (« a Zionist-free party »).

Yvonne Ridley s’est illustrée à plusieurs reprises pour ses propos violemment anti-israéliens. Elle a qualifié l’État d’Israël de « petit chien de garde dégoûtant de l’Amérique qui sévit au Moyen-Orient » et a écrit qu’il était « en voie de relancer la politique d’Adolf Hitler » l’accusant d’être un « régime raciste » responsable d’un « nettoyage ethnique génocidaire de la Palestine. » Elle a aussi décrit l’État hébreu comme une « pustule purulente qui n’a pas la taille d’une réserve sud-africaine et qui squatte le Moyen-Orient. La création de cet État Frankenstein nucléarisé et la détermination à l’imposer aux Arabes se révéleront être la plus grande erreur jamais commise par l’Amérique et la Grande-Bretagne. » Ridley a enfin affirmé que le lobby pro-israélien se servait de l’antisémitisme comme d’une arme.

En juin 2006, elle a participé en tant que représentante de la chaîne satellitaire Islam Channel UK à une conférence en Malaisie aux côtés Jimmy Walter, William Rodriguez et Michael Collins Piper, des figures de prou du mouvement conspirationniste sur les attentats du 11 septembre 2001. Elle y a notamment rencontré le Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad.

En 2009, elle a co-fondé l’organisation humanitaire Viva Palestina. Lors d’un rassemblement de cette organisation, elle affirme que « les sionistes ont des tentacules partout. »

En 2010, elle a été élue présidente européenne de l’International Muslim Womens Union et a commencé à co-présenter une émission de télévision sur la chaîne iranienne Press TV.

La même année, lors du 9ème anniversaire des attentats du 11-Septembre, elle déclare : « Je déteste les théories du complot, mais je crois que l’Administration Bush en savait bien plus sur le 11-Septembre avant qu’il ne se produise. » Elle a aussi écrit : « Ce que [le 11-Septembre] révèle également, c’est jusqu’où Israël est prêt à aller dans sa tentative de tromper le monde et de justifier ses actions… même si c’est au prix de la mémoire de ces âmes juives irréprochables qui ont péri dans l’Holocauste. »

Depuis juillet 2019, Yvonne Ridley est chroniqueuse free-lance pour la revue turque pro-Erdogan Gerçek Hayat.

 

ELLE A DIT :

« En invoquant l’Holocauste – l’une des ruses favorites de l’État sioniste – nous étions tous censés reculer dans l’horreur et le dégoût et accepter aveuglément les preuves qui nous étaient présentées par ces maîtres de la tromperie de masse. Le simple fait de les remettre en question nous aurait exposés à des accusations d’antisémitisme. »

Source : Jewish News, 27 janvier 2019.

 

(Dernière mise à jour le 30/03/2021)