Philippe Guillemant (capture d’écran).

Docteur en physique, diplômé de l’École Centrale Paris et de l’Institut de Physique du Globe, Philippe Guillemant est un ancien ingénieur du CNRS qui s’est illustré depuis le début de la crise du coronavirus par ses prises de position conspirationnistes.

Décrit par le magazine Usbek & Rica comme un « rebelle complotiste », ce conférencier et youtubeur a collaboré à plusieurs reprises depuis 2014 à Nexus, un magazine faisant la part belle au conspirationnisme et aux pseudo-sciences.

A partir de 2005, Philippe Guillemant commence à développer des théories pseudo-scientifiques teintées de mysticisme, comme celle de la synchronicité développée initialement par Carl Jung et qu’il dit avoir lui-même expérimentée. Inspiré par ce concept jungien, il publie en 2010 La Route du Temps dans lequel il expose sa théorie de la double causalité censée expliquer des phénomènes mystérieux et des coïncidences étranges. En parallèle de son activité de chercheur au CNRS, il se consacre par la suite à l’écriture de livres de développement personnel et dispense des conférences d’épanouissement.

Sa chaîne YouTube, qui compte près de 20 000 abonnés, relaie ses principales interventions. Sa page Facebook est suivie par 29 250 abonnés.

Le 10 mai 2020, dans une vidéo intitulée « Rêver un nouveau futur pour le monde d’après 2020 » et cumulant 94 000 vues (en août 2021), il déclare :

« Et si c’était plutôt l’ancien futur qui complotait contre nous ? L’ancien futur, c’est-à-dire le monde des machines transhumanistes créées par la croyance entretenue dans les siècles précédents selon laquelle nous étions des machines biologiques. Une chose est sûre, cet ancien futur c’est le prolongement du monde d’avant en pire […] Mais heureusement on dirait que tout a été suspendu pour que ce futur aliénant nous dévoile son abomination au grand jour afin qu’on puisse lui dire non. […] Mais rassurez vous, grâce au coronavirus il ne s’agit plus que d’un ancien futur qu’on appelle dorénavant le « foutur » parce qu’il est foutu. […]La bonne nouvelle c’est qu’un nouveau futur s’est installé du fait que dans les décennies précédentes nos croyances ont changé. Beaucoup de choses nous ont démontré que nous avions une âme et que notre conscience n’était pas le produit du cerveau. […] La France est le meilleur pays pour résister afin d’expérimenter ce nouveau futur. »

Le 22 juillet 2020, sur Facebook, il déclare :

« Les « pro-masques » et plus précisément ceux qui sont pour l’obligation du port du masque sous-estiment grandement le fait que le masquage est un prélude à la vaccination, qui est elle-même un prélude à l’identification numérique puis au traçage humain qui s’ensuivra naturellement, avant de nous conduire en très peu de temps à l’ère transhumaniste, introduite par l’analyse temps réel de tous nos gestes, actes, déplacements et rencontres par des programmes, ma spécialité. Or cette perspective est à mes yeux bien plus grave que n’importe quelle bombe atomique ou guerre mondiale. »

Ce texte sera repris le 4 août 2020 sur le site de la revue Nexus.

Dans un article paru sur ce même site le 1er décembre 2020, Philippe Guillemant affirme que « le principal but de la vaccination n’est pas d’ordre sanitaire » mais qu’il est en réalité de « parvenir à une normalisation du port d’identité numérique par chaque citoyen [ce qui] permettra également l’introduction d’une monnaie numérique déjà préparée par la suppression progressive de l’argent liquide. »

Le 12 janvier 2021, Femme Actuelle relaie un passage d’un ouvrage collectif intitulé Bas les masques dans lequel il écrit que « la probabilité pour qu’une pandémie engendrant un confinement planétaire arrive en même temps qu’une avalanche de coïncidences, l’année même d’un effondrement financier et économique attendu depuis des années, est tellement faible qu’elle ne doit pas être attribuée au hasard, mais à une influence du futur. »

En janvier 2021, sur Facebook, Philippe Guillemant affirme à nouveau que la crise du coronavirus a pour objectif principal l’imposition à chaque individu d’une identité numérique qui, au moyen de la vaccination généralisée, passera finalement par l’implantation à tous d’une puce. Il prétend également que les traitements contre le Covid-19 sont délibérément négligés voire censurés depuis le début de la crise.

Source : Facebook, janvier 2021.

Le 1er juin 2021, il est interviewé par le collectif covido-sceptique « Bas les masques » où il dénonce la dictature sanitaire et le traçage numérique :

« Tout le monde s’aperçoit qu’il y a comme une sorte de volonté mondialiste qui veut nous amener vers le Great Reset qui va ensuite être suivi d’un transhumanisme. Ça ce n’est pas du complotisme, ce sont les livres de Klauss Schwab, le patron du président Macron, et de bien d’autres… On voit très bien qu’il n’y a pas de complot, puisque ce sont des choses qui sont écrites et qui sont prévues, discutées. Alors évidemment les médias ne nous le retransmettent pas. Je ne sais même pas si les médias ont la compétence pour ce genre d’anticipation. »

Philippe Guillemant fait ici référence au livre écrit par Klaus Schwab et Thierry Malleret, respectivement fondateur et ancien directeur du Forum économique mondial de Davos, qui se proposait d’imaginer les changements profonds que pourraient connaître l’humanité après la crise du Covid-19.

Dans un entretien accordé au média controversé Epoch Times France et diffusé le 10 juin 2021, Philippe Guillemant développe plus longuement sa vision de la pandémie de Covid-19 qu’il relie à sa théorie de la double causalité :

« La première coïncidence c’est l’arrivée du virus en même temps que l’effondrement financier commencé en septembre 2019 aux Etats-Unis et des centaines de milliards de dollars déversés chaque semaine pour éviter l’effondrement des banques – et qui était prévu de longue date. Deuxième événement étrange, c’est l’Event 201 organisé par le forum économique mondial pour faire une simulation de pandémie de coronavirus et ce qu’on fait dans ces cas là : on confine, on attaque les complotistes, on fait de la propagande médiatique visant à imposer aux gens l’objectif final de la vaccination. Tout ça était prévu depuis le mois d’octobre 2019 et discuté dans ce forum économique mondial qui a démarré en même temps que les jeux olympiques de Wuhan – qui est peut-être l’origine d’ailleurs du virus, on ne sait pas. Ensuite, vous avez la coïncidence cette fois-ci géographique entre l’émergence du virus et le laboratoire P4 de Wuhan, ce qui a donné lieu à une suspicion que ce virus aurait pu s’échapper de ce laboratoire. »

Le 19 juillet 2021, Philippe Guillemant prétend sur Facebook que la mise en place du « pass sanitaire à QR code » s’inscrit dans un plan de la « haute finance » pour « conserver son système prédateur d’exploitation et de contrôle esclavagiste de l’humain. »

Source : Facebook, juillet 2021.

 

Voir aussi :

Un paradigme vertueux ?

 

(Dernière mise à jour le 11/08/2021)