L”homme avait fait irruption sur la scène médiatique en mai 2006 en réalisant une descente spectaculaire dans le quartier juif historique de la rue des Rosiers (4e arrondissement). L’opération, qui avait rassemblé une vingtaine de militants noirs de son groupuscule, la Tribu Ka, n’avait pas débouché sur des violences mais avait conduit le ministre de l’intérieur à dissoudre l’organisation, en juillet 2006, pour "incitation à la haine raciale" et "antisémitisme".

Deux ans après, notre enquête montre que Kémi Séba, 27 ans, d’origine béninoise, né à Strasbourg, de son vrai nom Stellio Capo Chichi, a changé de stratégie mais continue son combat en multipliant les contacts et les initiatives avec des radicaux d’extrême droite et des mouvements religieux. Celui qui s’est longtemps fait appeler le "fara" (guide) cherche aussi, désormais, à capter le public des jeunes de banlieue en surfant sur les théories du complot.

Lire la suite sur le site du Monde. Et la "contre-propagande" de Kémi Séba sur Internet.

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* Princess Erika : définitivement « trop de blabla »…