Assassinat de Kennedy : la théorie de la non-conspiration
Par Bernard Cohen
Voilà l’un des livres les plus surprenants des dernières années aux USA. Par sa taille, d’abord. Éléphantesque : 1612 pages composées dans une police dont les banquiers se servent généralement pour rouler les clients à la fin d’un contrat, des notes présentées sur un CD tellement elles sont copieuses, « un million cinq cent trente cinq mille sept cent quatre vingt treize mots », ainsi que le précise fièrement son auteur.

Celui-ci est lui-même un être à part, une personnalité américaine à mi-chemin de la pop-star et de la référence intellectuelle : Vincent Bugliosi, le procureur qui a établi la culpabilité de Charles Manson dans le meurtre de Sharon Tate et d’autres, tirant de ce procès retentissant un livre devenu un best-seller outre-Atlantique, Helter Skelter (La Tuerie d’Hollywood, en français). Mais c’est aussi le propos de cet ouvrage mastodontique qui est étonnant. Le célèbre homme de loi livre ici la conclusion de vingt ans d’enquête, et loin d’être sensationnelle, elle est faite pour décevoir tous les esprits affectés par la manie de la conspiration : le président John Fitzgerald Kennedy a été assassiné en 1963, à l’âge de quarante-trois ans, par un « loser solitaire », Lee Harvey Oswald. […]

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