Alain Benajam (capture d’écran YouTube/Meta TV, 26 juin 2015).

Ancien militant communiste, Alain Benajam (1945 -) est une figure de la mouvance complotiste francophone dite de la « Dissidence ».

Fondateur historique de Réseau Voltaire et président de l’association Réseau Voltaire France, ce proche de Thierry Meyssan et de Dieudonné M’Bala M’Bala (il s’est illustré il y a quelques années en postant sur internet une photo de lui en train d’exécuter une « quenelle ») dit avoir voté au premier tour de l’élection présidentielle de 2017 pour François Asselineau et au second pour Marine Le Pen. Par la suite, cet invité régulier de Tepa sur la chaîne conspirationniste Meta TV a adhéré au parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout La France, dont il confiait alors son espoir qu’il devienne un « véritable parti anti-mondialisation financière, attaché à la paix avec la Russie ».

Pour Alain Benajam, il n’existe « que deux camps, celui de l’indépendance nationale et celui de la soumission à l’état profond US et de sa finance apatride ». Ainsi, depuis 2014, il co-anime, avec l’ancien militant du GUD André Chanclu, le Comité France-Donbass, un collectif devenu rien moins que le « représentant officiel » en France des autorités de Novorossia, l’entité sécessionniste pro-russe qui fédère les territoires ukrainiens de Donetsk et de Lougansk.

À plusieurs reprises, celui qui se présente comme « marxiste, ex-communiste et juif » s’est illustré par ses propos complotistes : au sujet des attentats du 11-Septembre, de l’assassinat d’Hervé Gourdel, de l’attentat de l’Isère (des « événements […] attendus »), de l’attentat déjoué du Thalys (« encore un foutage de gueule »), de l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo (un « coup fourré » fomenté selon lui par le Mossad et la CIA), de l’attentat de Bruxelles (qui, pour lui, « pue le “false flag” »), de la libération des deux otages français au Burkina Faso (« la version officielle […] un mensonge »), de l’attentat perpétré au sein de la préfecture de police de Paris, etc. Comme il le rapporte dans un de ses tweets, « on vit une époque de légende ».

Le 17 juin 2017, Alain Benajam est venu chercher une « quenelle d’or d’honneur » remise par Dieudonné à Thierry Meyssan.

En juin 2019, il a apporté son soutien à Etienne Chouard suite aux déclarations de ce dernier quelques jours plus tôt sur les chambres à gaz. N’hésitant pas à verser dans le négationnisme, Benajam estime qu’« aucune preuve n’existe aujourd’hui de l’existence de ces chambres à gaz ».

 

IL A DIT :

« On attend sur notre cul que la guerre, elle vienne, ou on essaie déjà de faire comprendre aux gens que, dans la réalité, on est dans une situation qui est identique à celle qui prévalait dans les années quarante, c’est-à-dire sous la soumission de l’étranger, que la France par les faits n’existe pas, qu’il n’y a aucune souveraineté, qu’on n’a plus de monnaie, on n’a plus d’armée, on n’a plus de loi, on n’a plus rien. Donc, on est dans un fascisme doux et les gens ne se rendent pas compte ».

Source : « Alain Benajam et la fédération des patriotes – Meta TV », YouTube, 16 juin 2017.

 

(Dernière mise à jour le 09/07/2020)