LU SUR LE WEB : « Peut-être comprendrait-il mieux le ridicule de ses démonstrations s’il cherchait à se les appliquer à lui-même », écrit le sociologue Gérald Bronner à propos du philosophe et de son interprétation de l’élection présidentielle.

L’accusation de conspirationnisme peut injustement disqualifier un adversaire et ce terme ne doit pas servir de repoussoir à toute tentative de critique du monde. Cette mise en garde ne doit pas autoriser non plus l’impunité intellectuelle dans ce domaine. Certains, avant de développer leur rhétorique, prennent soin de l’introduire en disant : « Evidemment, on va m’accuser de complotisme. »

Cette tactique en forme de prétérition, Michel Onfray n’hésite pas à en user dans sa dernière vidéo : « Les loups sont entrés dans Paris. » Un monologue où il propose de nous livrer son interprétation de l’élection présidentielle. En avertissant que quiconque désigne la machine de guerre capitaliste passe pour un complotiste, l’intellectuel abuse du sophisme de l’épouvantail consistant à attribuer à un adversaire des arguments outrés et facilement réfutables. (…)

Lire la suite sur le site de l’Obs.

Voir aussi :
* Michel Onfray et le biais d’intentionnalité (Telos, 24 mai 2017)

* MàJ : Les élucubrations d’Onfray, par Laurent Joffrin (Libération, 2 juin 2017)