Olivier Godard, directeur de recherches au CNRS, économiste du développement et de l’environnement, répond aux « sophistes » et aux « imposteurs » qui, de Claude Allègre à François Ewald, prétendent s’appuyer sur la science pour contester les études du GIEC sur le dérèglement climatique.

Couverture de L’Imposture climatique ou la fausse écologie, de Claude Allègre (Plon, 2010 ; détail).

Ce qui est déjà parti pour être un best-seller, le dernier livre de Claude Allègre dénonçant une imposture climatique, a trouvé dans la presse des journalistes rétifs. Le 25 février Anne Bauer, journaliste aux Echos en faisait une recension honnête, mais sans fard : par sa mauvaise foi et son simplisme, l’ouvrage s’assimilait à un pamphlet ; ce n’était pas le livre d’un homme de science. Elle aurait pu être plus mordante envers ce mauvais roman d’une prise supposée du pouvoir par un petit groupe d’hommes, qui n’aurait de précédent que celle des bolcheviks lors de la révolution russe de 1917… […]

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NB : une seconde version de ce texte paraît en mai dans la revue Esprit. On peut en lire le début sur le blog de Sylvestre Huet, du journal Libération.

L’auteur :
Olivier Godard est directeur de recherche au CNRS et exerce à l’Ecole polytechnique. Il a publié de nombreux articles et ouvrages consacrés aux risques sanitaires et environnementaux, au principe de précaution, aux négociations internationales sur le climat et aux instruments économiques. Parmi ses publications récentes : « L’ajustement aux frontières, pivot d’un nouveau régime international ou manoeuvre protectionniste? », dans Regards croisés sur l’économie n° 6, La Découverte, 2009.

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