Bradley Smith (capture d’écran YouTube, 13/08/2018).

Bradley Smith (1930-2016) était un négationniste américain.

La lecture en 1979 de Le problème des chambres à gaz, du Français Robert Faurisson aurait constitué pour lui un déclic qui le fit basculer dans le négationnisme.

A la fin des années 1970, Bradley Smith est une des figures médiatiques de l’Institute for Historical Review (IHR). Il fonde avec Mark Weber l’organisation négationniste Committee for Open Debate on the Holocaust (CODOH) en 1988.

Dans « Le négationnisme sur Internet. Genèse, stratégies, antidotes » (Revue d’histoire de la Shoah, septembre-décembre 2000), Gilles Karmasyn (en collaboration avec Gérard Panczer et Michel Fingerhut) dresse ce portrait :

« Bradley R. Smith vient de plus loin qu’il n’aimerait le faire croire. Dans les années 1980, il éditait Prima Facie, une publication négationniste et antisémite. Puis Smith rejoignit l’IHR où il collabora à sa lettre d’information, avant de lancer un projet de radio au sein de l’IHR. […] Bradley Smith s’est principalement illustré par ses tentatives, souvent réussies, de faire paraître des encarts négationnistes dans les journaux d’étudiants. Il nie aujourd’hui ses liens avec l’IHR. Il tente de se donner un aspect raisonnable et raisonnant. La lecture de ses protestations de bonne foi et de bonnes intentions a un coté quasi-mielleux. Cette impression disparaît bien vite à la lecture de ce qui se trouve sur son site web […]. Bradley Smith offre à Russ Granata, un éditeur négationniste, de la place sur le site web du codoh, pour le propre site web de Granata, qui propose évidemment des “essais” et des annonces et vente d’ouvrages négationnistes, de cassettes audio de la même eau, des “documents” dont le programme du parti nazi ».

Proche de Willis Carto et d’Ernst Zündel, Bradley Smith fait partie de la soixantaine de négationnistes venus des quatre coins du monde qui répondent présents à l’invitation des autorités iraniennes lors de la conférence internationale sur l’Holocauste organisée à Téhéran en décembre 2006.

 

IL A ÉCRIT :

 « N’oubliez pas : ici je spécule. Tout comme le général Eisenhower après la Deuxième Guerre mondiale, vous êtes actuellement au sommet de vos capacités. Votre silence sur les chambres à gaz laisse entendre qu’intérieurement vous avez conscience que ces histoires orthodoxes de chambres à gaz sont fausses. Intérieurement, vous savez bien que si vous le dites en public, vous serez fichu. En même temps, intérieurement, vous savez bien que si vous soutenez l’histoire orthodoxe de la chambre à gaz vous serez contesté par les révisionnistes et vous serez fichu. Si vous voulez continuer à être considéré comme l’un des meilleurs intellectuels de Harvard et du monde entier, il vous faut éviter de dire publiquement ce dont vous doutez dans votre for intérieur. Il y a quelque chose qui cloche, avec cette histoire de chambre à gaz ».

Source : « Lettre de Bradley Smith à Steven Pinker » (17 mai 2015) reproduite dans Maria Poumier, « La chambre à gaz pour tous », Entre La Plume et l’Enclume, 17 mai 2015.

 

(Dernière mise à jour le 18/03/2021)