Le Consortium international de journalistes d’investigation a pu donner l’impression d’une enquête de l’Occident à charge contre ses adversaires.

Des chefs d’État, des figures du big business, des sportifs de haut niveau et des personnalités du show biz, tous impliqués dans l’évasion fiscale à grande échelle révélée par les Panama Papers? Pour une fois, les tenants de la thèse d’un «Nouvel ordre mondial» sont servis par les médias. Et pourtant… les sceptiques des théories officielles se sont plutôt ralliés à la thèse selon laquelle ces révélations faisaient elles-mêmes partie d’un complot plus vaste encore, note le site Vocativ avec une pointe d’humour.

Il faut dire que, en mettant en vedette les comptes offshore détenus par des proches des présidents russe Vladimir Poutine et chinois Xi Jinping, le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ), qui a coordonné les recherches, risquait de donner l’impression d’une enquête de l’Occident à charge contre ses adversaires… Et c’est très justement en exploitant cette faille que certains sites discutent la véracité des documents publiés et les choix éditoriaux faits depuis les premières révélations de ce feuilleton journalistique tentaculaire. Les fuites cibleraient uniquement les «ennemis du capitalisme occidental», peut-on lire par exemple sur Reddit.

Au Pakistan, le Parlement régional de Lahore (capitale de l’État du Pendjab) a voté une résolution qui qualifie la fuite de «conspiration satanique sans fondement», rapporte Courrier international. Il faut dire que les enfants du Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif, apparaisent dans les documents du désormais tristement célèbre cabinet Mossack Fonseca (…)

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