Internet, comment la haine tisse sa toile
Dans ce qui reste une zone de non-droit, les réseaux antisémites ont trouvé un terrain de propagande. Au-delà des sites les plus en vue, ils usent de stratégies trompeuses pour véhiculer leurs thèses. Décryptage de ces techniques.

Altermedia. Son nom sonne comme un site d’information. Il en a même toutes les apparences : ici des articles, là des chroniques… Sauf que c’est un site non d’information mais de propagande, où les idées les plus neutres côtoient les plus haineuses. Un article intitulé "BHL/Kouchner : une solidarité qui en dit long…" laisse planer peu de doute sur le sous-entendu. Les internautes s’empressent d’aller plus loin. Ainsi, un anonyme écrit à propos des deux hommes : "Sûrs d’eux-mêmes et dominateurs, ils ne voient pas (ou ne veulent pas voir) se lever contre eux les peuples libres, qui commencent à en avoir plus qu’assez de voir les mêmes individus partout faire la même chose : sucer le sang des goys." La logorrhée s’achève par un appel : "Debout !"

A l’origine, Altermedia est l’oeuvre d’un Américain, David Duke, ancien dignitaire du Ku Klux Klan et auteur prolixe sur le "complot sioniste". Dans la trentaine de pays où le concept est aujourd’hui décliné, les sites sont animés par des militants d’extrême droite.

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