Christophe Chalençon (capture d’écran YouTube, 05/07/2022).

Christophe Chalençon est un activiste complotiste et antisémite français originaire du Vaucluse.

Exerçant comme artisan-forgeron, il est candidat aux élections législatives de 2017 sous l’étiquette « Génération Citoyens ».

En novembre 2018, avec le mouvement des Gilets jaunes, Christophe Chalençon accède à la notoriété, s’improvisant porte-parole du mouvement dans son département.

Peu de temps auparavant, il avait posté sur Facebook une vidéo hostile au président Emmanuel Macron reprenant les codes du complotisme antisémite et antimaçonnique.

En février 2019, il rencontre en France le ministre italien et dirigeant du Mouvement 5 étoiles Luigi Di Maio aux côtés d’autres activistes Gilets jaunes. Quelques jours plus tard, Christophe Chalençon affirme dans une vidéo qu’« on est à la limite de la guerre civile », qu’« [il peut se] prendre une balle dans la tête à n’importe quel moment » et que lui et ses compagnons ont « des gens, des paramilitaires qui sont prêts à intervenir parce qu’ils veulent aussi faire tomber le pouvoir. »

Au mois de mai 2019, il conduit une liste citoyenne Gilets jaunes aux élections européennes.

Un an plus tard, dans une nouvelle vidéo, il appelle ouvertement à un renversement de la République par la violence, ce qui lui vaudra une condamnation à 6 mois de prison avec sursis et une peine de 5 ans d’interdiction de ses droits civiques pour « provocation à s’armer contre l’autorité de l’État ».

Pourfendeur de l’« oligarchie », du « sionisme », des « sodomites » et des « pédo-criminels », Christophe Chalençon a créé un micro-mouvement appelé Conseil national de libération (CNL) en compagnie notamment de Germain Gaiffe, un proche de Dieudonné M’Bala M’Bala condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’un homme d’affaires.

Chalençon préside également le mouvement « Evolution citoyenne » et s’exprime sur la chaîne YouTube éponyme. Il prône le rétablissement en France d’un monarque en lieu et place de la République, régime qu’il juge corrompu par la franc-maçonnerie.

En février 2022, il propose dans une vidéo d’« exécuter sur la place publique » l’ancien conseiller spécial de François Mitterrand, Jacques Attali. Il appelle également dans une autre vidéo à « le pendre sous le pont d’Avignon »ce pour quoi il a été condamné à six mois de prison avec sursis.

Fin juin 2022, dans le contexte de la découverte d’une fresque à caractère antisémite à Avignon, Chalençon refait parler de lui. Dans des vidéos réalisées depuis son véhicule, il menace de mort successivement Jacques Attali puis, en juillet 2022, Daniel Cohn-Bendit.

 

(Dernière mise à jour le 06/07/2022)