Là où nous voyons des êtres faibles et désarmés, le génocidaire voit les représentants d'une puissance occulte qui menace la société tout entière. Le tueur a donc, à la fois, la certitude d'accomplir son devoir civique et le sentiment d'agir en légitime défense. S'il se laissait aller à la pitié envers les enfants qu'il est chargé de tuer, il mettrait en danger son pays, sa famille, ses propres enfants.
La théorie du complot est l'une des ficelles les plus élimées du discours politique. Les régimes autoritaires et les politiciens au pied du mur ont coutume d'en user et abuser. Laurent Gbagbo, dont le mandat présidentiel a déjà expiré depuis cinq ans, est précisément dans cette situation.
La Cour pénale internationale a délivré un mandat d’arrêt contre le dictateur soudanais Omar el-Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour. Pour le régime Khartoum, cette procédure judiciaire n’est qu’un « complot occidental ».