Icône de la gauche américaine, Noam Chomsky récuse le conspirationnisme post-11-Septembre. Selon lui, ce phénomène ne fait que détourner l'attention des militants progressistes.
Sept ans après les attentats aux Etats-Unis, ils sont de plus en plus nombreux à rejeter ce qu'ils appellent «la version officielle». Leurs soupçons se nourrissent du silence des médias classiques et de la cacophonie d'internet.
Dans le monde arabe, on reste fermement convaincu que les Américains et les Israéliens ont été les cerveaux des attentats de New York et Washington. Les dirigeants américains feraient bien de se demander pourquoi.
Les partisans de la thèse complotiste sur le 11-Septembre prétendent « poser des questions ». En réalité, leur discours trahit moins un doute méthodique qu'une certitude déjà verrouillée.
ORT a diffusé il y a deux jours le film du député européen Giulietto Chiesa consacré aux attentats du 11-Septembre.
Il est une règle empirique selon laquelle tout conspirationnisme, quelle que soit son inspiration initiale, finit tôt ou tard – souvent, assez tôt – par verser dans l'antisémitisme. M. Meyssan n'a pas dérogé à la règle.