<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.conspiracywatch.info/xml/rss.xsl" type="text/xsl" media="screen"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.conspiracywatch.info/xml/rss.css" type="text/css" media="screen"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Conspiracy Watch / Observatoire du conspirationnisme</title>
  <description><![CDATA[Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot]]></description>
  <link>http://www.conspiracywatch.info/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2012-05-18T03:24:55+02:00</dc:date>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="http://www.conspiracywatch.info/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.conspiracywatch.info,2012:rss-4212050</guid>
   <title>Bat Ye’or, Oriana Fallaci et ''Eurabia''</title>
   <pubDate>Thu, 17 May 2012 09:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Øyvind Strømmen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Livre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Øyvind Strømmen     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.conspiracywatch.info/photo/art/default/4212050-6384817.jpg" alt="Bat Ye’or, Oriana Fallaci et ''Eurabia''" title="Bat Ye’or, Oriana Fallaci et ''Eurabia''" />
     </div>
     <div>
      <b>AVERTISSEMENT : Le texte qui suit est extrait de Øyvind STRØMMEN,</b> <span style="font-style:italic">La Toile brune</span>. <b>© Éditions ACTES SUD, Arles, avril 2012. Il est protégé par le droit d'auteur. Merci aux éditions Actes Sud d'avoir autorisé Conspiracy Watch à le reproduire.</b>       <br />
              <br />
       [Publié en avril 2004 par la journaliste italienne Oriana Fallaci,] <span style="font-style:italic">La Force de la Raison</span> commence par une introduction où Fallaci se décrit comme “une Cassandre qui parle au vent”. Elle représente la Vérité et se dresse contre l’inquisition moderne, où les frocs à capuche des prêtres sont remplacés par des “djellabas et des tchadors et les tenues des arcs-en-cielistes qui se disent pacifistes, et aussi les complets gris et les cravates de leurs marionnettistes” (1). Ceux qui ne sont pas d’accord avec Fallaci sont qualifiés de “collaborateurs. C’est-à-dire des traîtres” (2). Le ton est ainsi donné. (...) Fallaci essaie de nous expliquer qu’il s’agit d’une gigantesque trahison, d’une énorme conspiration :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Derrière tout cela, il y a – voilà la vérité que les responsables ont toujours tue ou plutôt dissimulée comme un secret d’Etat – le plus grand complot de l’histoire moderne. Le plus sordide complot que notre monde ait jamais produit par le biais des escroqueries idéologiques, des saloperies culturelles, des prostitutions morales, des tromperies. Il y a l’Europe des banquiers qui ont inventé la farce de l’Union européenne, des papes qui ont inventé la fable de l’Œcuménisme, des criminels qui ont inventé le mensonge du Pacifisme, des hypocrites qui ont inventé la fraude de l’Humanitarisme. Il y a l’Europe des chefs d’Etat sans honneur ni cerveau, des politiques sans conscience ni intelligence, des intellectuels sans dignité ni courage. En somme, l’Europe malade. L’Europe qui s’est vendue comme une gourgandine aux sultans, aux califes, aux vizirs, aux lansquenets du nouvel Empire ottoman. En somme, l’Eurabie »</span>. (3)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Fallaci présente l’Union européenne comme le principal instigateur d’un grand complot sinistre visant à faire de l’Europe une colonie islamique. Elle montre du doigt la revue <span style="font-style:italic">Eurabia</span> fondée dans les années 1970 par un groupe d’associations et d’organisations européennes œuvrant pour le dialogue et les échanges culturels avec le monde arabe. Elle accuse ces mêmes organismes d’être “les exécuteurs officiels du complot” et leur obscure revue devient alors la preuve qu’en 1975, déjà, l’Europe était vendue à l’islam. L’analyse de Fallaci (...) s’appuie ici sur le travail de l’auteur d’origine égyptienne Bat Ye’or, ce que Fallaci elle-même souligne. Parmi tous les écrits consacrés à l’Eurabia, le livre de Bat Ye’or <span style="font-style:italic">Eurabia : l’axe euro-arabe</span> est le plus important. Dans celui-ci, le vrai grand méchant loup est ce que Bat Ye’or appelle le Dialogue euro-arabe.       <br />
              <br />
       La plupart des théories vendables du complot – mais pas toutes, loin de là – ont un fond de vérité. Dans le cas présent, celui-ci concerne le fameux Dialogue euro-arabe, qui existe bel et bien. Cependant Bat Ye’or, comme beaucoup d’auteurs dans la prose de l’Eurabia, a l’art de faire passer les choses pour ce qu’elles ne sont absolument pas. Chez elle comme chez Fallaci, un simple séminaire littéraire à Venise en 1977 devient l’un des chaînons d’un complot sinistre, et ce uniquement parce qu’il est lié au fameux Dialogue euro-arabe (4). Et peu importe que les sujets discutés lors de ce séminaire traitent de la coopération dans le domaine de la recherche linguistique ou de l’enseignement de la langue, de la littérature et de la culture arabes, ou encore de l’établissement d’un centre permettant aux Européens lisant l’arabe d’avoir accès à des livres ou périodiques dans cette langue.       <br />
              <br />
       Dans cet univers de conspiration où Fallaci et Bat Ye’or souhaitent nous entraîner, les conclusions du séminaire sont la preuve irréfutable que l’Europe a été vendue à l’islam. (...)       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">Notes</span> :       <br />
       (1) Oriana Fallaci, <span style="font-style:italic">La Force de la Raison</span>, Editions du Rocher, Monaco, 2004, p. 18. Original : <span style="font-style:italic">La Forza della Ragione</span>, Rizzoli Intl. Publishers, New York, 2004.       <br />
       (2) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 32-33.       <br />
       (3) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 117-118.       <br />
       (4) Bat Ye’or (Giselle Littman), <span style="font-style:italic">Eurabia : l’axe euro-arabe</span>, Jean- Cyrille Godefroy, Paris, 2007, p. 109-112.       <br />
              <br />
       <span class="u">L'auteur</span> :       <br />
       <b>Øyvind Strømmen</b> est un jeune journaliste norvégien. Il s'intéresse depuis plusieurs années à l'extrémisme de droite sur internet.       <br />
              <br />
       <span class="u">Voir aussi</span> :       <br />
       * La <a class="link" href="http://www.actes-sud.fr/catalogue/sciences-politiques-et-geopolitique/la-toile-brune">présentation du livre d'Øyvind Strømmen sur le site des éditions Actes Sud</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe width="420" height="339" src="http://www.youtube.com/embed/qx9to3cvQI0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.conspiracywatch.info/photo/art/imagette/4212050-6384817.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.conspiracywatch.info/Bat-Ye-or-Oriana-Fallaci-et-Eurabia_a842.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.conspiracywatch.info,2012:rss-4207326</guid>
   <title>L’affaire DSK, un an après</title>
   <pubDate>Tue, 15 May 2012 20:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rudy Reichstadt</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Ressources]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.conspiracywatch.info/photo/art/default/4207326-6378271.jpg" alt="L’affaire DSK, un an après" title="L’affaire DSK, un an après" />
     </div>
     <div>
      L’arrestation de Dominique Strauss-Kahn le 14 mai 2011 a littéralement <a class="link" href="http://www.liberation.fr/politiques/01012338843-sideres-et-fascines-face-au-desastre">sidéré</a> l’opinion publique française et mondiale. Un an plus tard, malgré les <a class="link" href="http://www.liberation.fr/monde/01012346783-affaire-dsk-haro-sur-nafissatou-dialo">révélations</a> du <span style="font-style:italic">New York Times</span> discréditant le témoignage de la femme de chambre du Sofitel de New York et <a class="link" href="http://www.rue89.com/2011/08/22/toutes-les-charges-devraient-etre-abandonnees-contre-dsk-218748">l’abandon des poursuites pénales</a> contre DSK, la théorie du complot a pris du plomb dans l’aile.       <br />
              <br />
       L’ancien favori socialiste a en effet <a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/politique/2011/09/18/01002-20110918ARTFIG00199-dsk-reconnait-une-relation-inappropriee-avec-diallo.php">reconnu publiquement</a> avoir eu une <span style="font-style:italic">« relation inappropriée »</span> avec Nafissatou Diallo avant d’être <a class="link" href="http://www.liberation.fr/politiques/01012398400-dsk-a-nouveau-entendu-par-les-juges-de-lille">mis en examen</a> pour complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée dans l’affaire du Carlton de Lille. Comme le relève <span style="font-style:italic">Le Point</span> dans <a class="link" href="http://www.lepoint.fr/politique/strauss-kahn-a-t-il-ete-piege-les-obsedes-du-complot-15-12-2011-1408462_20.php">un article démontant brillamment la thèse complotiste</a>, <span style="font-style:italic">« rien ne permet aujourd'hui d'établir qu'une embuscade ait été tendue à Dominique Strauss-Kahn au Sofitel »</span>. Une thèse très fortement suggérée par l'Américain <a class="link"  href="http://www.conspiracywatch.info/Qui-est-Edward-Jay-Epstein-le-journaliste-du-complot-contre-DSK_a754.html">Edward J. Epstein</a> dans un <a class="link" href="http://www.nybooks.com/articles/archives/2011/dec/22/what-really-happened-dominique-strauss-kahn/?pagination=false">texte</a> paru fin 2011 dans la <span style="font-style:italic">New York Review of Books</span>. Du reste, DSK lui-même ne croit pas à une telle version : s'il pense que ses adversaires politiques ont pu <span style="font-style:italic">« orchestrer »</span> les retombées de l’affaire du Sofitel afin de mieux précipiter sa chute, <a class="link" href="http://www.liberation.fr/politiques/2012/04/27/dsk-etait-devenu-la-principale-cible-des-services-francais_814948">il ne croit pas qu’un complot a eu lieu avant les faits eux-mêmes</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Est-ce à dire que le <a class="link"  href="http://www.conspiracywatch.info/Affaire-DSK-ce-que-signifie-le-sondage-CSA_a675.html">sondage CSA</a> révélant quatre jours après l’arrestation de l’ancien directeur général du FMI que 57 % des Français accordaient du crédit à l'existence d'un complot signifiait qu’une majorité de Français étaient atteints de complotite ? Ce serait aller vite en besogne. La stupéfaction devant les images en provenance des Etats-Unis et la carence de l'information (DSK n'avait pas encore livré sa version des faits ni même comparu devant un juge) semblent avoir favorisé une réaction à chaud dans laquelle on devrait lire l'expression d'une incrédulité plutôt que l'adhésion à une théorie du complot, laquelle suppose une mise en récit, absente en l'espèce.       <br />
              <br />
       Pour avoir un aperçu de ce qu'est vraiment une vision conspirationniste du monde, il convient de se pencher sur le traitement que la complosphère a réservé à l'affaire DSK. Prenant à revers les dénonciateurs patentés du « Nouvel Ordre Mondial », pour qui le directeur du FMI symbolisait tout ce qu’ils adorent détester, <a class="link"  href="http://www.conspiracywatch.info/Quelques-commentaires-sur-l-affaire-DSK_a670.html">l'arrestation de Strauss-Kahn a dans un premier temps suscité une sourde perplexité</a>. A la perplexité <a class="link"  href="http://www.conspiracywatch.info/Sur-DSK-haines-et-delires-a-foison_a672.html">a succédé l’exultation</a> : le 16 mai 2011, le site « rouge-brun » Le Grand Soir.info, animé par <b>Viktor Dedaj</b> et <b>Maxime Vivas</b>, titre ainsi : « Un président de la République française potentiel sioniste vient de tomber ! ». Puis, les vieilles obsessions revenant au galop, la théorie du complot a repris ses droits : toute la séquence a été réinterprétée à l’aune d’une conspiration des puissants tirant les ficelles en coulisses. Le Grand Soir.info <a class="link" href="http://www.conspiracywatch.info/docs/legrandsoir_dsk_piege.jpg">explique</a> que Dominique Strauss-Kahn a en fait été <span style="font-style:italic">« piégé »</span> par une <span style="font-style:italic">« coalition des banquiers occidentaux »</span> car il <span style="font-style:italic">« était en train de modifier le cours du FMI »</span>. Dans la même veine, <b>Thierry Meyssan</b>, le <a class="link"  href="http://www.conspiracywatch.info/Dossier-L-imposture-Thierry-Meyssan_a296.html">président du Réseau Voltaire</a>, aujourd’hui au service de la « Résistance libanaise » – comprendre : le Hezbollah –, <a class="link" href="http://www.conspiracywatch.info/docs/voltaire_meyssan_dsk_elimine.jpg">voit</a> dans l’affaire du Sofitel une <span style="font-style:italic">« opération de sécurité nationale US visant à empêcher la création d’une nouvelle monnaie de réserve internationale »</span>, <span style="font-style:italic">« un projet paradoxalement attendu par les États émergents tout autant que par la finance apatride</span> (sic), <span style="font-style:italic">mais refusé par le complexe militaro industriel israélo-états-unien »</span>.       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">Voir aussi</span> :       <br />
       * <a class="link"  href="http://www.conspiracywatch.info/Quelques-commentaires-sur-l-affaire-DSK_a670.html">Quelques commentaires sur l’affaire DSK</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.conspiracywatch.info/photo/art/imagette/4207326-6378271.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.conspiracywatch.info/L-affaire-DSK-un-an-apres_a840.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.conspiracywatch.info,2012:rss-4196472</guid>
   <title>Un verbicruciste vénézuélien mis en cause par le clan Chavez</title>
   <pubDate>Sun, 13 May 2012 01:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Andrew Cawthorne, Jean-Loup Fiévet / Reuters</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lu sur le web]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.conspiracywatch.info/photo/art/default/4196472-6362830.jpg" alt="Un verbicruciste vénézuélien mis en cause par le clan Chavez" title="Un verbicruciste vénézuélien mis en cause par le clan Chavez" />
     </div>
     <div>
      CARACAS (Reuters) - Un verbicruciste de renom de la presse vénézuélienne est accusé de truffer sa grille de mots croisés d'un code secret visant à faire assassiner le frère du président Hugo Chavez, Adan.       <br />
              <br />
       D'après l'édition de vendredi du journal qui publie ses mots croisés, Neptali Segovia a été interrogé par les services de renseignement après des accusations lancées à son encontre par un expert de la télévision publique. Selon ce dernier, il aurait dissimulé dans la grille de cette semaine un message secret visant à abattre Adan Chavez. (...)       <br />
              <br />
       Lire <a class="link" href="http://fr.reuters.com/article/oddlyEnoughNews/idFRPAE84A0HU20120511">la suite sur le site de Reuters</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.conspiracywatch.info/photo/art/imagette/4196472-6362830.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.conspiracywatch.info/Un-verbicruciste-venezuelien-mis-en-cause-par-le-clan-Chavez_a838.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.conspiracywatch.info,2012:rss-4164453</guid>
   <title>Lyndon LaRouche et le mythe de la ''synarchie judéo-britannique'' (2/2)</title>
   <pubDate>Sat, 12 May 2012 10:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Julien Giry</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Ressources]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Julien Giry     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.conspiracywatch.info/photo/art/default/4164453-6320727.jpg" alt="Lyndon LaRouche et le mythe de la ''synarchie judéo-britannique'' (2/2)" title="Lyndon LaRouche et le mythe de la ''synarchie judéo-britannique'' (2/2)" />
     </div>
     <div>
      Lire <a class="link"  href="http://www.conspiracywatch.info/Lyndon-LaRouche-et-le-mythe-de-la-synarchie-judeo-britannique-1-2_a817.html">la première partie</a>.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>III - « La vérité à propos d'Hitler » (85) : l'oligarchie conspirationniste britannique 	maître d'œuvre de la Seconde Guerre Mondiale</b>       <br />
              <br />
       Nous avons vu précédemment que Lyndon LaRouche et ses partisans considéraient H. G. Wells comme l’inventeur d’un programme jugé eugéniste, fasciste et totalitaire. Cela les conduit à identifier les liens qui existeraient selon eux entre l'oligarchie britannique et les nazis. <span style="font-style:italic">« Des libéraux soutenant le fascisme, mais aussi les doctrines raciales d'Hitler. Pour résoudre ce paradoxe, il suffit de nous référer à notre description sommaire du libéralisme britannique du XIXe siècle, des malthusiens avoués, adeptes du darwinisme social, bien avant qu'ils ne lancent le néo-malthusianisme au cours de l'automne-hiver 1969-1970, avec leurs confédérés étrangers »</span> (86). En effet, dans l'esprit de LaRouche et de ses collaborateurs, l'oligarchie britannique était prête à tout pour maintenir son leadership mondial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ainsi, le point culminant de la « synarchie » fut sans conteste, du point de vue larouchiste, la Seconde Guerre Mondiale préparée de longue date par l'accession d'Hitler au pouvoir en Allemagne, conformément au plan du Royaume-Uni. Si l'Empire britannique avait souhaité la Première Guerre Mondiale, il n'en tirait pas les profits escomptés dans la mesure où les conséquences pour lui-même furent négatives et où la concurrence des États-Unis se faisait alors de plus en plus sensible. Dès lors, l'oligarchie <span style="font-style:italic">« ne pouvait plus faire la même erreur »</span> (87) et reprenait ses plans machiavéliques de déstabilisation du monde en préparant une nouvelle guerre ; le bras armé de la Grande-Bretagne serait cette fois le grand perdant de 1918 : l'Allemagne.       <br />
              <br />
       <b>L'instrumentalisation de l'Europe en vue d'une nouvelle guerre : le « plan Churchill » (88)</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Le plan démoniaque qui cachait son nom pourrait être nommé de manière appropriée le plan Churchill »</span>. En effet, après la Grande Guerre, le Royaume-Uni ayant souffert économiquement et socialement, l'oligarchie voyait conséquemment sa supériorité et domination historique mises à mal selon les larouchistes. Il lui fallait donc reprendre la main en freinant le développement industriel de ses concurrents. <span style="font-style:italic">« Peu importe le coût en vies humaines, les Anglais continueraient leur longue route en vue de détruire le potentiel de développement des républiques industrielles qui menaçaient leur vielle industrie mourante et leur pouvoir national. La France souffrait particulièrement »</span> (89). Pour mettre en œuvre un tel plan, l'oligarchie se devait d'avancer masquée afin de ne jamais apparaître au grand jour et pouvoir développer au mieux sa stratégie subversive.       <br />
              <br />
       Un homme de paille devait alors être en première ligne, il s'agissait pour les larouchistes du Secrétaire américain au Trésor, Henry Morgenthau. Celui-ci, prétendent-ils, <span style="font-style:italic">« était un pion »</span> (90) : <span style="font-style:italic">« en tant que juif, Morgenthau était un bon choix, il pouvait à la fois apparaître comme anti-allemand et pro-anglais »</span> (91). En somme, les jalons du plan Morgenthau d'occupation physique et de démantèlement de l'Allemagne étaient déjà jetés en 1918 si on en croit LaRouche. Et Morgenthau de se donner les moyens de ses ambitions : <span style="font-style:italic">« Morgenthau était psychologiquement capable de condamner la nation allemande à mort, les hommes, les femmes et les enfants »</span> (92), et même de <span style="font-style:italic">« déplacer ces populations »</span> (93). Si les éléments rapportés par LaRouche et ses collaborateurs à propos du plan Morgenthau s'avéraient relativement exacts du point de vue factuel, un <span style="font-style:italic">« léger »</span> arrangement chronologique doit tout de même être noté. En effet, le plan Morgenthau date de 1944-1945 tandis que LaRouche laissait entendre de manière assez ambiguë qu'il était élaboré vers la fin de la Première Guerre Mondiale. Aussi, l'agencement même de l'ouvrage de Carol White, dont nous donnons ici lecture, organisé de manière chronologique tout au long de sa projection, fait à ce moment une exception. Le troisième chapitre, consacré au développement du complot britannique durant l'entre-deux-guerre mêle le <span style="font-style:italic">« plan Churchill »</span> (94) et <span style="font-style:italic">« le traité de Versailles »</span> (95). Or, nous venons tous juste de le dire, le plan Churchill serait en vérité le plan Morgenthau sous le nom de son vrai instigateur. Le chapitre suivant, le quatrième, traitait pour sa part de la promotion au pouvoir d'Adolf Hitler par l'oligarchie britannique. Il est dès lors manifeste que LaRouche et ses collaborateurs se livraient à une manipulation historique évidente, si ce n'est à une supercherie, afin de renforcer leur thèse conspirationniste. De la part d'un gourou, de tels expédients sont monnaie courante et ne doivent pas surprendre. Aussi, des adeptes fanatisés et sous l'emprise de LaRouche, non obligatoirement férus ou érudits en histoire, ne sauraient ni ne voudraient découvrir la supercherie, d'autant plus lorsque la parole du gourou dit nécessairement le vrai (96).       <br />
              <br />
       Néanmoins, le Traité de Versailles se révélait le meilleur outil britannique pour pousser l'Allemagne à la guerre. Selon LaRouche, c'était l'économiste Keynes qui aurait été l'instigateur et le maître d'œuvre du complot issu du Traité de Versailles afin de pousser l'Allemagne vers la Seconde Guerre Mondiale. En effet, Keynes en tant que membre éminent de l'oligarchie, <span style="font-style:italic">« appartenait  non seulement à la</span> Round Table <span style="font-style:italic">mais il avait été le collaborateur du ministre nazi de l'économie Hjalmar Schacht et un membre de l'association oligarchique européenne, le Parti Pan-Européen »</span> (97), association intrinsèquement fasciste du point de vue larouchiste. De sorte que, Keynes lui-même apparaissait aux yeux de LaRouche et ses partisans comme une sorte de nazi (98). Ainsi, les véritables buts du Traité de Versailles n'étaient pas de permettre la reconstruction industrielle des protagonistes de la Grande Guerre, ni même d'octroyer aux vainqueurs des compensations financières, mais bel et bien d'étouffer l'Allemagne en lui imposant des conditions insoutenables financièrement, politiquement, et humainement afin de pousser le pays à une nouvelle guerre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Comme Keynes le savait très bien, le Traité de Versailles n'était pas supposé fonctionner. Les réparations ne bénéficieraient jamais à la Grande-Bretagne qui ne souffrait que de dommages mineurs dus à la guerre. Ses objectifs étaient de mener à bien les buts géopolitiques décrits par Halford Mackinder : forcer l'Allemagne à marcher sur l'Est. Les élites anglo-américaines qui convinrent du Traité de Versailles sont les hommes qui créèrent Hitler et le portèrent au pouvoir dans ce but »</span> (99). Cependant, un rapprochement entre l'URSS et l'Allemagne venait contrarier quelque peu les plans britanniques. Avec les Accords de Rapallo (100) de 1922, <span style="font-style:italic">« l'Allemagne et la nouvelle Union soviétique avaient tout juste signé un traité abrogeant l'ensemble des paiements du au titre des repartions de guerre comme un préalable à un large programme commun d'industrialisation »</span> (101). Or, ceci était totalement impensable pour le Royaume-Uni dans la mesure où, non seulement son hégémonie séculaire serait menacée par le développement industriel de ces deux grands pays mais, au surplus, le plan d'une nouvelle guerre serait largement compromis par l'entente entre l'URSS et l'Allemagne. <span style="font-style:italic">« Aux yeux de Bertrand Russell et de la</span> British Round Table, <span style="font-style:italic">une alliance entre l'URSS et la l'Allemagne ne pouvait pas être tolérée »</span> (102), d'autant moins lorsque les États-Unis manifestaient à leur tour la volonté d'une alliance avec les Soviétiques. <span style="font-style:italic">« Comme Russell l'écrivait, non seulement les accords de Rapallo entre les Soviétiques et les Allemands se mettaient en place, mais les États-Unis étaient aussi à la recherche d'opportunités économiques avec la Russie »</span> (103).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      En conséquence, l'oligarchie britannique se devait de réagir. Trois axes étaient alors identifiés par les larouchistes : pousser l'Allemagne à la guerre en favorisant l'arrivée des nazis au pouvoir, reprendre en main le pouvoir par l'intermédiaire de leur homme de paille, Wilson, et enfin déstabiliser l'Union soviétique. Un coup à trois à bandes en somme. <span style="font-style:italic">« Léon Trotsky, dans sa biographie de Staline, a suggéré que Lénine avait été empoisonné puisque sa mort survint après une apparente période de rémission et fut accompagnée de symptômes associés à la mort par empoissonnement. Il est certain que les Britanniques ont dirigé en sous main cette tentative d'assassinat réalisée par Dora Kaplan. Kaplan était une Socialiste-Révolutionnaire et une associée bien connue de Sir Bruce Lockhart, un agent secret britannique stationné en Russie sous couvert de mission diplomatique »</span> (104). Si en Union soviétique il est fort aisé de deviner l'impact que produisit la mort de Lénine et l'arrivée au pouvoir de Staline sur les accords de Rapallo, en Allemagne aussi on perdait peu à peu confiance dans le traité, surtout après le meurtre du ministre des Affaires Étrangères. <span style="font-style:italic">« En Allemagne, la confiance dans les accords de Rapallo avait sérieusement diminuée avec le meurtre du Docteur Walter Rathenau, ministre des Affaires Étrangères à l'été 1922 »</span> (105). Néanmoins, si on en croit les larouchistes, la meilleure carte du Royaume-Uni pour déstabiliser et détruire ses rivaux restait l'introduction du fascisme en Allemagne en favorisant l'accession au pouvoir de leur « créature » : Adolf Hitler.       <br />
              <br />
       <b>Hitler ou « la chose » du Royaume-Uni pour détruire le monde</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Déjà en 1930, à la veille de la grande dépression de 1931, Schacht travaillait à ce que Hitler fasse partie d'un gouvernement de coalition en tant que seule force capable de pousser l'économie réelle plus loin, et il laissa même son poste à la</span> Reichsbank <span style="font-style:italic">afin de rejoindre les États-Unis pour y faire de la propagande en faveur du régime nazi qui s'instaurerait bientôt (…). Derrière l'ensemble du programme de Schacht se trouvait en réalité les britanniques. Schacht et Montagu Norman restaient le véritable pouvoir qui se cachait derrière le trône jusqu'en 1939, quand les britanniques perdirent foi en Hitler et Schacht »</span> (106).       <br />
              <br />
       Il était dès lors pour LaRouche et ses partisans évident que la Grande Bretagne créait et encourageait le nazisme en Allemagne afin de mettre sur pied un véritable monstre à même de détruire de manière définitive les rivaux et ennemis de l'oligarchie britannique, les pays qui défiaient la domination séculaire du Royaume-Uni. <span style="font-style:italic">« Hitler n'était pas leader-né. Il était une création de l'organisation cultiste britannique de Bavière »</span> (107). Même la croix gammée, symbole du nazisme s'il en est, aurait été dicté par les britanniques à Hitler. <span style="font-style:italic">« La swastika était le symbole de la Société Thulé dont le jeune Hitler était membre »</span> (108), société qui agissait en réalité pour le compte de l'impérialisme anglais. <span style="font-style:italic">« La Société Thulé, coordonnant des groupes anarchistes interchangeables, avait initié une série de soulèvements de droite et de gauche à Munich afin de déstabiliser le gouvernement du Docteur Walter Rathenau »</span> (109). Hitler était donc selon LaRouche un agent provocateur du Royaume-Uni de longue date. En effet, les larouchistes affirmaient que Hitler, durant la Première Guerre Mondiale, <span style="font-style:italic">« avait été recruté comme un espion de petite envergure »</span> (110) par le Royaume-Uni. Le choix de la Bavière comme lieu premier d'implantation du nazisme en Allemagne ne fut pas non plus le fruit du hasard. Si l’on en croit LaRouche et ses adeptes, ce serait un lieu culturellement propice au développement des idéologies fascistes. <span style="font-style:italic">« Par son passé d'économie paysanne, la Bavière est un refuge naturel pour les actuels mouvements écologistes terroristes (...). Au tournant du siècle, la Bavière était un nid pour la Société Thulé et d'autres cultes diaboliques comme le Volkish, l'anticapitalisme, les doctrines du retour à la nature, le tout mêlé à l'aryanisme antisémite »</span> (111).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Il ne faisait alors plus aucun doute pour LaRouche que l'oligarchie britannique était le véritable instigateur du nazisme en Allemagne, Hitler n'étant qu'une sorte de marionnette ou de bras armé au service du Royaume-Uni, et ce jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. <span style="font-style:italic">« La vérité à propos de Hitler est que non seulement il fut créé par les Britanniques et leurs réseaux d'alliés, mais qu'en plus le gouvernement dirigé par Churchill continua à utiliser Hitler tout au long de la guerre »</span> (112).  En effet, Hitler, le « pion » du Royaume-Uni, était appelé à mettre en œuvre le plan démoniaque imaginé de toutes pièces par l'un de ces hommes intrinsèquement mauvais identifiés par LaRouche : H.G. Wells. <span style="font-style:italic">« En 1933, quand Hitler prit le pouvoir, H.G. Wells écrivait déjà le scénario de la Seconde Guerre Mondiale :</span> The Shape of Things to Come. <span style="font-style:italic">Lui et Churchill furent associés tout au long des années qui précédèrent la guerre. Tous les deux appartenaient à la société secrète, similaire au</span> Coefficients club, <span style="font-style:italic">appelée l'Autre Club, que Wells avait rejoint en 1934 »</span> (113).       <br />
              <br />
       En effet, pour les partisans de LaRouche et le gourou lui-même, il ne faisait aucun doute que H.G. Wells était un fasciste patenté, un soutien indéfectible du dictateur italien Mussolini. <span style="font-style:italic">« Wells, comme de nombreux cercles dirigeants britanniques le faisaient, apportait son soutien au régime de l'Italie de Mussolini »</span> (114). Des soutiens à Hitler dans les cercles oligarchiques britanniques, les larouchistes en identifiaient plusieurs. A titre d'exemple, LaRouche incriminait la <span style="font-style:italic">Cliveden Set</span>, sorte de club fermé regroupant des personnalités éminentes de la classe dirigeante britannique, dont Churchill ou Chamberlain. <span style="font-style:italic">« La</span> Cliveden Set <span style="font-style:italic">était réputée dans le monde être le centre réel de décision de la politique britannique sous Chamberlain »</span> (115). Plus encore, il apparaissait même que cette société secrète avait noué des alliances et des pactes de soutien mutuel avec l'Allemagne nazie de Hitler et l'Italie fasciste de Mussolini afin de lutter contre le communisme et Staline : <span style="font-style:italic">« La</span> Cliveden Set <span style="font-style:italic">rechercha une alliance avec Hitler et Mussolini contre l'Union Soviétique »</span> (116). Mais encore, la <span style="font-style:italic">Cliveden Set</span> ne se contentait pas de nouer des alliances avec les puissances fascistes, au surplus elle fomentait même des plans d'agressions afin d’accroître son emprise : <span style="font-style:italic">« la</span> Cliveden Set <span style="font-style:italic">poussait toujours Hitler à de nouvelles agressions »</span> (117). De ce point de vue, les accords de Munich de 1938 résonnent aux oreilles larouchistes comme la preuve éclatante et manifeste du complot britannique et de l'emprise de l'oligarchie sur Hitler.       <br />
              <br />
       Avec le déclenchement de la guerre, conformément aux plans britanniques démasqués par LaRouche, le soutien du Royaume-Uni à Hitler, loin de s'amenuiser, ne faisait au contraire que se renforcer. En effet, les Britanniques allaient se livrer à une sorte de double jeux pervers, d'une part, en se présentant au grand jour comme les ennemis du nazisme et, d'autre part, en agissant dans l'ombre comme des soutiens actifs au régime du IIIème Reich. <span style="font-style:italic">« Les efforts de Churchill pour maintenir Hitler au pouvoir tout au long de la guerre, alors même que l'opinion publique s'élevait contre &quot;la monstrueuse tyrannie&quot; reflétait à merveille la dangereuse dualité de la politique britannique »</span> (118). La preuve ultime de cette duplicité de Churchill et des cercles de pouvoir britanniques, les larouchistes la trouvent dans les bombardements de Londres qui seraient le résultat d'une machination organisée par le Royaume-Uni lui-même (119). Le conspirationnisme atteint là son paroxysme :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Les britanniques utilisèrent les avions allemands pour des missions de bombardement sur Londres au début de la guerre. Les avions étaient en liaison radio avec des agents allemands qui travaillaient en Grande-Bretagne ; ces agents avaient été rassemblés au début de la guerre et remplacés par des agents doubles britanniques. Ce faisant, les Britanniques donnaient leurs instructions aux pilotes allemands au travers de ces agents. Délibérément, ils donnèrent de fausses indications aux pilotes afin de trouver un prétexte pour pouvoir ultérieurement bombarder les populations civiles allemandes en guise de représailles. Cette politique fut uniquement stoppée par la rébellion d'agents britanniques qui ne pouvaient plus supporter de &quot;jouer à dieu&quot; contre leurs propres amis, voisins et familles »</span> (120).       <br />
              <br />
       Pour Carol White, le résultat de cette politique fut double. D'une part, <span style="font-style:italic">« pour les Britanniques, la guerre fut un succès tactique »</span> (121) dans la mesure où le nombre de vies britanniques perdues fut moins élevé que celui des autres belligérants. Mais, d'autre part, <span style="font-style:italic">« la guerre fut une défaite stratégique. L'Union soviétique avait non seulement gagné la guerre contre l'Allemagne mais en sortait, de plus, renforcée du statut de plus grande puissance européenne. Les États-Unis avaient rejeté le Plan Morgenthau qui promettait de maintenir l'Allemagne à genoux. Les objectifs britanniques de la Seconde Guerre mondiale n'étaient pas atteints »</span> (122). L'Empire britannique essuyait alors une défaite mais ne s'avouait pas vaincu pour autant. Le complot et la synarchie perdurent toujours selon LaRouche. Le dernier exemple en date du conspirationnisme britannique révélé par LaRouche fut la marée noire qui toucha les côtes américaines de Floride et de Louisiane.       <br />
              <br />
       En effet, la marée noire causée par une fuite de pétrole de la plate-forme pétrolière offshore Deepwater Horizon de la compagnie britannique British Petroleum (BP) serait <span style="font-style:italic">« un acte de guerre »</span> (123) dans mesure où il s'agirait nécessairement d'un plan orchestré volontairement par « l'Empire » et non d'un accident.       <br />
              <br />
       L'anglophobie de LaRouche le conduit alors à interpréter de manière conspirationniste et irrationnelle tout fait littéralement hors norme, ce qui une fois encore correspond trait pour trait au modèle idéal-typique du leader paranoïaque forgé par Hofstadter. Des Britanniques soutiens des nazis, mais également des Juifs… LaRouche, loin d'être à un paradoxe près, développe un antisémitisme corollaire à son anglophobie, que ses ouailles acceptent sans sourcilier.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>IV - « Elizabeth II, reine des juifs » (124) et du narcotrafic (125) : de l'anglophobie à l'antisémitisme</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.conspiracywatch.info/photo/art/default/4164453-6320731.jpg" alt="Lyndon LaRouche et le mythe de la ''synarchie judéo-britannique'' (2/2)" title="Lyndon LaRouche et le mythe de la ''synarchie judéo-britannique'' (2/2)" />
     </div>
     <div>
      Le thème de l'anglophobie trouve en effet souvent un lien porteur avec l'antisémitisme dans la culture populaire américaine, Hofstadter allait ainsi jusqu'à écrire que <span style="font-style:italic">« l'antisémitisme et l'anglophobie marchent main dans la main »</span> (126). On peut en effet citer quelques ouvrages ou pamphlets célèbres utilisés par des groupes comme le Ku Klux Klan ou les Sons of Liberty sur le thème des imbrications entre Juifs et Britanniques. Ainsi, on peut citer <span style="font-style:italic">The Jews and the British Empire</span>, <span style="font-style:italic">Our Jewish Aristocracy</span>, <span style="font-style:italic">How the Jewry Turned England into a Plutocratic State</span>, etc. De plus, il convient de rajouter les célèbres <span style="font-style:italic">Turner Diaries</span> qui, aux États-Unis, restent un ouvrage antisémite et suprémaciste de référence (127).       <br />
              <br />
       En effet, l'idée que le Royaume-Uni serait le <span style="font-style:italic">« royaume des Juifs »</span> est une idée ancienne que les nazis reprenaient et répandaient volontiers avant même le début de la Seconde Guerre mondiale. Aussi, Hitler dans <span style="font-style:italic">Mein Kampf</span> développait-il déjà l'idée d'une infiltration ou d'une <span style="font-style:italic">« contamination »</span> par des familles juives de l'aristocratie britannique, et particulièrement de la finance. LaRouche a repris ces clichés antisémites appliqués à l'Empire britannique qu'il ne cessait de dénoncer comme le maître d’œuvre de la <span style="font-style:italic">« synarchie mondiale »</span>. Ainsi, dans <span style="font-style:italic">Dope Inc.</span> (128), le gourou <span style="font-style:italic">« révélait »</span> que la <span style="font-style:italic">« finance juive »</span> dirigeait secrètement la Grande-Bretagne. <span style="font-style:italic">« Le gouvernement britannique était aux mains des transactions des banquiers juifs comme les Rothschild, les Montague, les Cassell, les Lazard, etc »</span> (129). LaRouche plagiait alors particulièrement un ancien tract nazi destiné à influer sur les esprits américains dans le but de les tenir hors de la guerre. Ce pamphlet, connu sous le titre de <span style="font-style:italic">War! War! War!</span> (et réédité en 1984 avec une préface du nazi américain Eustace Mullins) dénonçait l'Empire britannique juif comme l'ennemi de la Civilisation. Ainsi, le gourou dénonçait l'emprise juive sur les familles aristocratique de la Grande Bretagne. <span style="font-style:italic">« Les familles anglaises dans lesquelles il n'y avait pas de sang juif étaient des exceptions »</span> (130). En outre, LaRouche dénonçait l'entrisme judéo-britannique dans l'Administration américaine comme l’élément principal de la conspiration. Ainsi, le président Grover Cleveland était, aux yeux de LaRouche et de ses partisans, <span style="font-style:italic">« le jouet des banquiers juifs et de l'or britannique »</span> (131).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« L'empire britannique est simplement le marche pied de l'empire juif mondial naissant et le gouvernement anglais n'est que la façade britannique pour protéger les juifs. Les hommes d'État anglais sont des crétins surpayés au service du capitalisme financier juif britannique. La finance capitaliste juive est identique à la finance capitaliste britannique »</span> (132).       <br />
              <br />
       Plus encore, pour LaRouche, c'est cette même oligarchie judéo-britannique qui dirigerait le trafic international de drogue. En effet, dès le milieu des années 1970, les États-Unis et l'Europe virent apparaître, dans la droite ligne des mouvements anti-guerre et/ou post-68, un courant en faveur de la dépénalisation des substances stupéfiantes, de la marijuana notamment. Outre le mouvement nihiliste et apolitique des hippies, les libertariens et certaines voix au sein des Démocrates commencèrent à plaider ouvertement en faveur de la légalisation. En réaction, des personnalités comme le président Nixon ou Lyndon LaRouche campèrent sur des positions ultra-conservatrices en matière de législation contre les consommateurs et les trafiquants de stupéfiants. Pour sa part, LaRouche proposa un programme cohérent de lutte et de répression contre le trafic international de drogue.       <br />
              <br />
       Ainsi, à l'automne 1979, Lyndon LaRouche créa la <span style="font-style:italic">National Anti-Drugs Coalition</span> (NADC), dirigée de haute main par sa seconde épouse Helga Zepp-LaRouche, avec pour objectif affiché de lutter contre le trafic et la consommation de drogue, non seulement aux États-Unis mais aussi sur tout le continent américain, Caraïbes compris. Dans le même mouvement, quelques collaborateurs de LaRouche écrivaient, en 1978, une sorte de « Bible larouchiste » de la lutte contre le trafic mondial : <span style="font-style:italic">Dope, Inc</span> (133). Enfin, une revue spécifique traitant des enjeux relatifs aux questions des stupéfiants reprenait le nom de l'opération déclenchée en 1976 : <span style="font-style:italic">War On Drugs</span> (134). Ainsi armé, LaRouche allait entreprendre une série de conférences aux États-Unis et en Amérique Latine consacrée aux moyens à mettre en œuvre pour endiguer le narcotrafic. LaRouche développait alors un programme de lutte contre le trafic international combinant sanctions contre l'apologie et l'usage de la drogue, localisation et destruction des champs et laboratoires où des stupéfiants étaient cultivés/produits, saisies des meubles et immeubles des trafiquants condamnés, alourdissement des sanctions pécuniaires et financières, sanctions exemplaires contre les banques et les gouvernants corrompus, interventions militaires contre les Cartels, le tout en mettant en œuvre une coopération stratégique avec un commandement unique entre les États-Unis et les pays d'Amérique Latine et des Caraïbes. Dans son ouvrage de campagne, <span style="font-style:italic">A Program For America</span> (135), LaRouche reprenait ces différents aspects sous la forme de 15 points qu'il avait auparavant développé lors d'une Conférence donnée à Mexico le 13 Mars 1985. Dès lors, Lyndon LaRouche proposait trois axes pour cerner précisément les trafiquants. Son premier angle d'attaque portait sur les flux financiers ; le second était historique ; le troisième consistait à identifier nommément les trafiquants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.conspiracywatch.info/photo/art/default/4164453-6320732.jpg" alt="Lyndon LaRouche et le mythe de la ''synarchie judéo-britannique'' (2/2)" title="Lyndon LaRouche et le mythe de la ''synarchie judéo-britannique'' (2/2)" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">« Les investigations préliminaires doivent être menées dans trois directions. La première consiste à se concentrer sur les flux d'argent sale actuels issu du narcotrafic. Deuxièmement, il faut recouper ces informations avec les données historiques du trafic mondial au XIXe siècle. Troisièmement, recouper ces données historiques avec l'histoire du crime organisé et du grand banditisme aux USA et aux Caraïbes depuis 1920. En identifiant précisément ces trois cercles, on identifiera alors les individus qui contrôlent le trafic de drogue aux États-Unis aujourd'hui »</span> (136).       <br />
              <br />
       De ces considérations, LaRouche déduisit alors que <span style="font-style:italic">« l'Angleterre sioniste »</span>, comme ce fut le cas en Chine lors des Guerres de l'Opium, était le cerveau et le maître d'œuvre du narcotrafic international, le tout avec la complicité bienveillante de Jimmy Carter (137) lequel – faut-il le rappeler –, était considéré comme pire que Hitler par LaRouche et ses ouailles.       <br />
              <br />
       LaRouche allait ensuite proposer une série de cinq mesures urgentes à prendre afin de lutter contre le trafic de drogue hic et nunc aux États-Unis (138) :       <br />
              <br />
       	Renforcement des sanctions envers les personnes détenant et consommant du cannabis ou autres drogues allant jusqu'à des peines de prison ferme.       <br />
       	Renforcement des lois interdisant la possession illégale de drogues et de psychotropes en en faisant un délit fédéral.       <br />
       	Renforcement des lois interdisant la vente de marijuana en en faisant un délit fédéral.       <br />
       	Renforcement des lois en faisant des parents qui « tolèrent » la consommation de drogue de leurs enfants des délinquants passibles de la prison ferme.       <br />
       	Renforcement des lois contre la prostitution et interdiction des mouvements environnementalistes-terroristes en tant que foyer de consommation et de trafic par nature.       <br />
              <br />
       Si les trois premières mesures semblent relever d'une certaine logique répressive (notons au passage que la dimension préventive restait totalement étrangère à la pensée larouchiste), les deux derniers points apparaissaient plus sujets à caution. En effet, dans sa « War on Drugs », LaRouche ne pouvait s'empêcher de sombrer dans ses élucubrations et amalgames conspirationnistes habituels. Selon lui, c'était l'Angleterre sioniste, sa Reine et Bertrand Russell (139) en tête, la Suisse et les Chevaliers de l'Ordre de la Croix de Malte (140) et même la Fraction Armée Rouge (RAF) (141) qui pilotaient de haute main la <span style="font-style:italic">« secte des drogués »</span>. Une « secte » composée de <span style="font-style:italic">« beatniks »</span>, d'écolo-terroristes, de <span style="font-style:italic">« nègres »</span> et <span style="font-style:italic">« d'indiens dégénérés »</span>, contre lesquels il appartenait à l'armée d'agir.       <br />
              <br />
       En effet, LaRouche crut pouvoir déceler <span style="font-style:italic">« une secte des drogués »</span>, dirigée par le groupe de rock Grateful Dead et les Beatles, soutenue par la bienveillance de Jimmy Carter, complice du lobby pro-légalisation représenté par la National Organization for the Reform of Marijuana Laws (NORML).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Après tout, la campagne pour la réélection de Carter a été financée par la NORML, laquelle plaide ouvertement en faveur de la dépénalisation de la marijuana. De plus, son soi-disant conseiller &quot;anti-drogue&quot;, Peter Bourne, était un membre actif de la NORML »</span> (142).       <br />
              <br />
       De surcroît, la NORML serait, selon LaRouche, intiment liée aux médias, eux-mêmes inextricablement alliés au gouvernement, lequel étant soumis à l'ingérence étrangère anglaise et juive... Parallèlement, LaRouche dénonçait dans <span style="font-style:italic">War On Drugs</span> le magazine Playboy comme apologétique de la drogue et de la décadence morale ainsi que l'Anti-Defamation League (ADL) comme une plaque tournante du narcotrafic aux États-Unis (143). Face aux protestations formulées à son égard par l’ADL, LaRouche décréta que toute accusation d'antisémitisme portée contre lui ou son organisation ferait de leurs auteurs des agents de la Couronne Britannique et/ou des membres de la <span style="font-style:italic">« secte des drogués »</span>. L'esprit pour le moins manichéen de LaRouche, se révélait alors au grand jour.       <br />
              <br />
       LaRouche de dénoncer alors, au  prix d'un syllogisme rapide, l'infiltration des Juifs dans les cercles de pouvoir britanniques et bien au-delà, au point de finir par donner un sens synonymique aux termes de Juif et d'Anglais. Le syllogisme est formulé en ces termes par Denis King :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Le sionisme est le principal instrument international de la Grande-Bretagne. Les sionistes sont en général des agents britanniques. La majorité des Juifs étant sionistes, la majorité des juifs sont donc des agents britanniques »</span> (144).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Telle est la composante principale de l’imaginaire conspirationniste chez Lyndon LaRouche : pour lui, une <span style="font-style:italic">« synarchie judéo-britannique »</span> cherche à asseoir et à maintenir sa domination sur le monde. Cependant ce manichéisme, ne parvient pas à dissimuler la pauvreté de l'idéologie dont l'apport doctrinal est quasi nul. En effet, LaRouche réactualise des ressorts classiques de la paranoïa conspirationniste dans la culture politique nord-américaine en désignant un complot jésuite et franc-maçon comme étant à l’origine de la <span style="font-style:italic">« synarchie mondiale »</span> responsable unique et universel de tous les maux de la Terre. Il en résulte que LaRouche n'est pas une exception ou un cas unique mais un exemple parmi d'autres de leader paranoïaque comme les États-Unis en produisent régulièrement au cours de leur histoire.       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">Notes</span> :       <br />
       (85) Carol White, <span style="font-style:italic">The New Dark Age Conspiracy: Britain's Plot to Destroy Civilization</span>, New York New Benjamin Franklin House, 1980, p. 125.       <br />
       (86) Lyndon LaRouche, <span style="font-style:italic">So, You Wish to Learn All about Economics?</span>, New York, New Benjamin Franklin House, 1984, p. 174.        <br />
       (87) Carol White, op cit, p. 81.       <br />
       (88) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 90.       <br />
       (89) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 90.       <br />
       (90) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 81       <br />
       (91) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 91.       <br />
       (92) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 92.       <br />
       (93) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 84.       <br />
       (94) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 90.       <br />
       (95) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 97.       <br />
       (96) On notera que ce genre de « confusions » historiques et personnelles sont assez nombreuses dans l'ouvrage de Carol White. En effet, une savante ambiguïté est largement entretenue au niveau des personnalités citées comme membres de « l'oligarchie ». Ainsi, on passe de Bertrand Russel à Earl Russel, de la Famille Cecil à Cecil Rhodes, de H.G Wells à Orson Wells afin de maintenir une certaine opacité qui renforce et alimente le côté sombre et obscur inhérent à l'atmosphère conspirationniste de l'ouvrage.       <br />
       (97) Carol White, op cit, p. 97.       <br />
       (98) Ceci est néanmoins étrange. Alors que LaRouche s'inspire et admire la politique de New Deal de Roosevelt, les grands travaux et le développement industriel, il condamne sans appel l'inspirateur de cette politique de relance.       <br />
       (99) Carol White, op cit, p. 99.       <br />
       (100) Attention, le Traité de Rapallo du 16 Avril 1922 qui « normalisait » les relations germano-soviétiques ne doit pas être confondu avec le précédant Traite de Rapallo du 12 Novembre 1920 qui fixait les frontières entre l'Italie et la Yougoslavie.       <br />
       (101) Carol White, op cit, p. 100.       <br />
       (102) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 100.       <br />
       (103) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 102.       <br />
       (104) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 106.       <br />
       (105) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 106.       <br />
       (106) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 112-113.       <br />
       (107) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 114.       <br />
       (108) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 114. La Société Thulé était une société de pensée munichoise dont le but était la promotion du pangermanisme et de l'« exceptionnalime aryen » issu de la supériorité de la race et de l'esprit allemand (<span style="font-style:italic">Volksgeist</span>). Cette secte pratiquait des rites mystiques et occultistes dont les nazis se sont largement imprégnés. Pour plus de détails, voir Stéphane François, <span style="font-style:italic">Le Nazisme revisité. L'occultisme contre l'histoire</span>, Paris, Berg International, 2008.       <br />
       (109) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 114.       <br />
       (110) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 116.       <br />
       (111) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 118.       <br />
       (112) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 126.       <br />
       (113) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 127.       <br />
       (114) <span style="font-style:italic">Ibid</span>.,  p. 129.       <br />
       (115) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 139.       <br />
       (116) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 138.       <br />
       (117) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 141.       <br />
       (118) <span style="font-style:italic">Ibid</span>., p. 144.       <br />
       (119) Cette idée du « faux drapeau » ou <span style="font-style:italic">false flag</span> (un État organise lui-même sa propre agression ou fomente un attentat dans un pays tiers en en faisant porter la responsabilité à d'autres), fait immédiatement écho aux théories du complot post-11-Septembre qui envisagent une conspiration du gouvernement américain. LaRouche reprend également cette thèse du complot orchestré par les néo-conservateurs.       <br />
       (120) Carol White, op cit, p. 163.       <br />
       (121) <span style="font-style:italic">Ibid.</span>, p. 165.       <br />
       (122) <span style="font-style:italic">Ibid.</span>, p. 165.       <br />
       (123) “ <a class="link" href="http://larouchepac.com/node/14806">LaRouche: BP Actions In Gulf Are An Act of War Against the United States</a> ”, <span style="font-style:italic">LaRouchePAC.com</span>, 10 juin 2010.       <br />
       (124) Denis King, <span style="font-style:italic">LaRouche and The New American Fascism</span>, Doublesay, 1989, p. 239.       <br />
       (125) Konstandinos Kalimtgis, David Goldman, Jeffrey Steinberg, <span style="font-style:italic">Dope, Inc. Britain's Opium War Against the US</span>, New York, New Benjamin Franklin House, 1978, 396 pages.       <br />
       (126) Richard Hofstadter, art cit, p. 82.       <br />
       (127) Andrew Mc Donald (William L. Pierce), <span style="font-style:italic">The Turner Diaries</span> [1978], National Vanguard Books, 1980, 224 pages.       <br />
       (128) Konstandinos Kalimtgis, David Goldman, Jeffrey Steinberg, op cit.       <br />
       (129) Denis King, op cit, p. 239.       <br />
       (130) <span style="font-style:italic">Ibid.</span>, p. 240.       <br />
       (131) <span style="font-style:italic">Ibid.</span>, p. 240.       <br />
       (132) Denis King, op cit, p. 241.       <br />
       (133) Konstandinos Kalimtgis, David Goldman, Jeffrey Steinberg, op cit.       <br />
       (134) Le mensuel <span style="font-style:italic">War on Drugs</span> créé en 1980 parut jusqu'en 1982, date à laquelle il arrêta d'être diffusé tant les protestations contre ce journal furent nombreuses. Ainsi, plusieurs plaintes furent déposées pour diffamation et dénonciations calomnieuses. En effet, tradition américaine, des listes de personnes suspectées d'être en liaison avec le narcotrafic étaient publiées dans le dit journal. Notons, à titre de comparaison, que dans les États du sud, des groupes suprémacistes blancs ou le Ku Klux Klan  communiquent à la manière des crieurs publics d'Ancien Régime des listes nominatives d'homosexuels ou de pédophiles (Noirs de préférence) présumés et/ou avérés.       <br />
       (135) Lyndon LaRouche, <span style="font-style:italic">A Program For America</span>, New York, New Benjamin Franklin House, 1985, pp. 193-198.       <br />
       (136) <span style="font-style:italic">Ibid.</span>, p. 185.       <br />
       (137) <span style="font-style:italic">Ibid.</span>, p. 176.       <br />
       (138) <span style="font-style:italic">Ibid.</span>, p. 186.       <br />
       (139) Lyndon LaRouche, op cit, p. 181.       <br />
       (140) <span style="font-style:italic">Ibid.</span>, p. 176.       <br />
       (141) <span style="font-style:italic">Ibid.</span>, p. 192.       <br />
       (142) <span style="font-style:italic">Ibid.</span>, p. 176.       <br />
       (143) <span style="font-style:italic">Ibid.</span>, p. 178.       <br />
       (144) Denis King, op cit, p. 241.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Julien Giry</b> est <a class="link" href="http://www.theses.fr/s38133">doctorant en science politique à l'Université de Rennes 1</a>. Après avoir consacré une étude aux idées politiques de Lyndon LaRouche, il prépare une thèse sur le conspirationnisme dans la culture politique américaine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.conspiracywatch.info/photo/art/imagette/4164453-6320727.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.conspiracywatch.info/Lyndon-LaRouche-et-le-mythe-de-la-synarchie-judeo-britannique-2-2_a834.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.conspiracywatch.info,2012:rss-4171942</guid>
   <title>Pour le Premier ministre algérien, « le Printemps arabe est l’œuvre du sionisme et de l’OTAN »</title>
   <pubDate>Tue, 08 May 2012 19:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rudy Reichstadt</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Veille]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.conspiracywatch.info/photo/art/default/4171942-6331213.jpg" alt="Pour le Premier ministre algérien, « le Printemps arabe est l’œuvre du sionisme et de l’OTAN »" title="Pour le Premier ministre algérien, « le Printemps arabe est l’œuvre du sionisme et de l’OTAN »" />
     </div>
     <div>
      Leader du <a class="link" href="http://www.rnd-dz.com/">Rassemblement national démocratique</a> (RND) et Premier ministre algérien en exercice, <b>Ahmed Ouyahia</b> a développé, dimanche, <span style="font-style:italic">« une lecture bien singulière des révoltes dans le monde arabe »</span>, <a class="link" href="http://www.elwatan.com/actualite/le-printemps-arabe-est-l-oeuvren-du-sionisme-et-de-l-otan-07-05-2012-169566_109.php">comme le rapporte</a> le quotidien <span style="font-style:italic">El Watan</span> :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Les révolutions qui ont ébranlé les pays frères et amis tels que l’Irak, le Soudan, la Tunisie, le Mali, la Libye et l’Egypte ne sont pas fortuites, mais sont l’œuvre du sionisme et de l’OTAN (…). Les pays de l’OTAN accordent des visas à des jeunes selon leurs objectifs, pour les former dans les nouvelles technologies afin de créer des troubles et se transformer en bombes prêtes à exploser dans leurs pays respectifs. (…) Je demande à ces puissances pourquoi ne se penchent-elles pas sur la situation du peuple palestinien victime de l’embargo et du génocide imposés par l’Etat sioniste ? Cela dure depuis des décennies. (…) L’Algérie a déjà vécu toute seule ses printemps et ses révolutions. Le peuple algérien a toujours défendu son pays contre les forces de l’OTAN pour se libérer. Je vous appelle à voter en masse le 10 mai pour prouver aux détracteurs et à leurs parrains que l’Algérie est un pays constitué de forces patriotiques qui n’ont jamais cédé aux menaces »</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le Premier ministre algérien a prononcé ces paroles au cours de son dernier meeting de campagne pour les élections législatives du 10 mai. Des élections <a class="link" href="http://www.france24.com/fr/20120412-algerie-elections-legislatives-algeriennes-boycott-rcd-opposition-regime-campagne-mohcine-belabbas">que le parti d’opposition RCD a décidé de boycotter</a> pour protester contre le manque de transparence du scrutin.       <br />
              <br />
       Le gouvernement algérien repose sur une coalition tripartite réunissant le RND d’Ahmed Ouyahia, les islamistes du <a class="link" href="http://fr.hmsalgeria.net/">Mouvement de la société pour la paix</a> et les nationalistes du <a class="link" href="http://www.pfln.dz/">FLN</a>. Depuis le début des révolutions arabes, il accuse l’opposition démocratique – le RCD tout particulièrement – d’être <a class="link"  href="http://www.conspiracywatch.info/Quand-les-conspirationnistes-crient-haro-sur-le-printemps-arabe_a628.html">inféodée à des intérêts étrangers</a>. En septembre 2011, le ministre algérien de l’Intérieur avait notamment accusé des <span style="font-style:italic">« parties étrangères »</span> en relation avec <span style="font-style:italic">« l’entité sioniste »</span> (Israël) <a class="link" href="http://www.rue89.com/2011/09/16/manifs-en-algerie-la-main-de-letranger-et-le-sioniste-bhl-222208">de fomenter des troubles dans le pays</a>.       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">Voir aussi</span> :       <br />
       * <a class="link"  href="http://www.conspiracywatch.info/Quand-les-conspirationnistes-crient-haro-sur-le-printemps-arabe_a628.html">Quand les conspirationnistes crient haro sur le printemps arabe</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.conspiracywatch.info/photo/art/imagette/4171942-6331213.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.conspiracywatch.info/Pour-le-Premier-ministre-algerien-le-Printemps-arabe-est-l-oeuvre-du-sionisme-et-de-l-OTAN_a836.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>

