En Ukraine, Vladimir Poutine appelle depuis des mois à chasser les «fascistes» de Kiev. Un discours paradoxal, alors que le président russe soutient et attire dans son sillage la majorité des partis d’extrême droite en Europe.

Un ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui qualifie de « Révolution brune », le soulèvement populaire de Maïdan. Un ex-président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, soutenu par le Kremlin, qui s’estime victime «d’un coup d’Etat proche de celui des nazis dans les années 30». Un président russe, Vladimir Poutine, qui déclare avec ironie, au lendemain de la constitution du nouveau gouvernement ukrainien :

«Les formateurs occidentaux ont bien travaillé. Mais si le pouvoir était fort, les nationalistes n’auraient pas pu procéder aux pogroms dont nous observons aujourd’hui les conséquences.»

Depuis plusieurs mois, le gouvernement russe, hanté par la lutte douloureuse contre le régime hitlérien, alimente une véritable propagande en Ukraine, contre «les fascistes qui ont pris le pouvoir à Kiev». (…)

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Voir aussi :
* The Russian connection. The spread of pro-Russian policies on the European far right (Political Capital Institute, 14 mars 2014)
* Le tropisme russe de l’extrême droite française (Le Huffington Post, 19 février 2014)
* Le double discours d’Aymeric Chauprade sur le 11-Septembre (Conspiracy Watch, 18 décembre 2013)
* La télé identitaire, la drôle d’agence de presse et le « soft power » russe (Le Monde.fr, 29 janvier 2013)