Le Premier ministre hongrois, partisan d’une ligne dure face à la crise des migrants, a affirmé vendredi que l’Europe avait été "trahie" à cet égard par une conspiration menée par de puissants financiers, la gauche et des responsables non élus.

"L’Europe a été trahie, si nous ne défendons pas (ses intérêts), le continent n’appartiendra plus aux citoyens qui vivent ici", a déclaré Viktor Orban lors d’une conférence à Budapest.

Il a notamment mis en cause le financier américain d’origine hongroise George Soros, affirmant que les plans "de financiers bien organisés, ceux qui pensent au-delà des Etats-nations, et de dirigeants qui n’ont jamais été élus" pourraient devenir réalité.

Il a également accusé la gauche européenne d’oeuvrer à l’affaiblissement des Etats-nations au profit de la dimension internationale et du cosmopolitisme. "Il est difficile d’imaginer" que d’importants pays européens dotés "d’immenses services de renseignement fonctionnant bien" n’aient pas été préparés à l’afflux quotidien de milliers de réfugiés en Europe, a-t-il dit. "Les gens se doutent que ce n’était pas une coïncidence", a-t-il ajouté. (…)

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Voir aussi :
* Hongrie : Viktor Orban est un modèle, par Antoine Vitkine (HuffingtonPost, 8 avril 2014)
* En Hongrie, Viktor Orbán nourrit la surenchère xénophobe (Libération, 19 mai 2015)