"Les complots existent". C’est l’un des truismes les plus récurrents qu’en guise d’objection on oppose à ceux qui entreprennent de lutter contre les théories du complot.

Étrange objection si l’on y réfléchit bien car personne n’a jamais nié l’existence des complots ; elle ne poserait aucun problème si elle n’avait trop souvent servi à escamoter l’émergence d’un nouveau révisionnisme dont internet a, de l’avis de tous les experts, accéléré et accru dans des proportions inédites les possibilités de diffusion.

Bien sûr, la notion de "théorie du complot" est critiquable, à commencer par le fait qu’elle n’a rien d’une "théorie" au sens scientifique du terme. Mais pour peu qu’elle soit utilisée correctement et honnêtement, l’expression permet de nommer un phénomène bien tangible et de séparer complots authentiques et cabales imaginaires. Les uns jalonnent l’histoire de l’humanité et ne tardent généralement pas à être découverts après leur mise en œuvre. Les autres relèvent de la croyance paranoïaque précisément parce qu’aucune preuve ne vient les étayer. (…)

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