Alors que les anti-« théorie du genre » suspectent l’Education nationale d’essayer de transformer nos chères têtes blondes en femmes à barbes, l’Union européenne est accusée, à travers le projet de zone de libre-échange transatlantique en cours de négociation, de conspirer avec les Etats-Unis pour nous faire avaler du poulet chloré made in USA et remplacer la justice des Etats par celle des multinationales. Fourrier du « choc des civilisations », cheval de Troie de l’ultralibéralisme, le futur traité transatlantique aurait pour finalité réelle d’assujettir à jamais l’Europe à « l’Empire américain »…

Pour Gérard Horny (Slate.fr), ces fantasmes n’ont pas lieu d’être. Non, explique le journaliste, « on ne peut pas parler d’un complot tramé dans l’ombre contre le consommateur et le travailleur européen ». A l’opposé de cette approche, Jack Dion (Marianne) dénonce un « coup fourré » et un « traité scélérat ».

Qu’en est-il réellement ?

L’un des moyens d’approfondir le sujet est de se reporter à l’article à la fois clair et synthétique publié hier sur le site de Francetvinfo ou aux dossiers, un peu plus datés, de Rue89 et des Décodeurs (Le Monde.fr).

On lira également avec profit le texte très complet de Vincent Champain et Tanguy Marziou appelant à examiner les faits « sans naïveté ni paranoïa » :

« Comme toute négociation, celle-ci comprend des points sur lesquels Français ou Européens peuvent souhaiter des avancées ou des garanties ». Cette vigilance, ajoutent les auteurs, « ne doit pas, à l’inverse, priver les citoyens européens d’une vision équilibrée sur l’ensemble de cet accord (portant sur les risques, mais aussi les opportunités), ni masquer ce que perdraient entreprises et consommateurs si le projet n’aboutissait pas ». La voix de la raison ?

BONUS : La campagne anti-traité transatlantique en images :

Voir aussi :
* Traité transatlantique : la fin de la démocratie ?, par Alexandre Delaigue