Commentant sur son blog les résultats du premier tour de l’élection présidentielle brésilienne, où le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro est arrivé en tête en obtenant près de 47 % des suffrages, Jean-Luc Mélenchon a incriminé, mercredi 10 octobre, « les marionnettes des USA » qui, « méthodiquement », auraient conduit à la situation actuelle. S’il concède que « les nôtres au Brésil ont leur part de responsabilité dans ce désastre », le chef de file des Insoumis estime toutefois que le Parti des travailleurs (PT) est tombé dans un « piège » – tendu par qui ? – en présentant aux présidentielles un « milliardaire ». Visiblement mal informé (le candidat du PT, Fernando Haddad, ex-colistier de Lula, est un professeur de sciences politiques, en rien un « milliardaire »), Jean-Luc Mélenchon veut croire que la déroute électorale de la gauche ne tient qu’à « l’Empire, ses marionnettes locales et sa presse mondiale ». Un bel exemple de causalité diabolique.