Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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La Bibliothèque
Histoire d'un mythe. La "conspiration" juive et les protocoles des sages de Sion, de Norman Cohn
La synarchie. Le mythe du complot permanent, d'Olivier Dard
Les Protocoles des Sages de Sion : Faux et usages d'un faux, de Pierre-André Taguieff
L'effroyable mensonge, de Guillaume Dasquié et Jean Guisnel
Court traité de complotologie, de Pierre-André Taguieff
Les Nouveaux imposteurs, d'Antoine Vitkine
L'imaginaire du complot mondial, de Pierre-André Taguieff
Les rhétoriques de la conspiration, sous la direction d'Emmanuelle Danblon & Loïc Nicolas
L'Obsession du complot, de Frédéric Charpier
La Foire aux illuminés, de Pierre-André Taguieff





La Causalité diabolique, de Léon Poliakov
La Causalité diabolique, de Léon Poliakov
Dans son Essai sur l'origine des persécutions, Poliakov étudie les principaux groupes humains qui ont, comme les Juifs, joué le rôle de bouc émissaire dans l'histoire de l'Europe, en tant que fauteurs d'épidémies, de guerres, de révolutions et autres désastres. Les jésuites et la papauté pendant la Révolution anglaise, la cour et les aristocrates, les francs-maçons et les philosophes lors de la Révolution française, et les Juifs tout au long de l'histoire de l'Europe dans un rejet qui culmine au XXe siècle. Le tome II, Du joug mongol à la victoire de Lénine, aborde le cas de la révolution d'Octobre. Il remonte aux origines de l'histoire russe, marquée par une rupture entre le peuple et le pouvoir civil et religieux, et analyse la manière dont cette coupure a pu favoriser au cours des siècles l'idée que le " complot ", cette " causalité diabolique ", était la clé de l'Histoire. Cette idée connaît son apogée avec d'une part le " complot impérialiste " dénoncé par Lénine et, d'autre part, la " conspiration juive ", responsable aux yeux des Blancs de la victoire bolchevique. Le premier tome de La Causalité diabolique est paru aux éditions Calmann-Lévy en 1980, le second en 1985.

Léon Poliakov est né à Saint-Pétersbourg le 25 novembre 1910. Elevé en Russie, en Italie, en Allemagne, il fait des études de droit et de lettres à Paris, qui le conduisent au journalisme et à des recherches historiques. En 1944, il participa à la création du Centre de documentation juive contemporaine. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il assiste Edgar Faure au procès de Nuremberg. Il écrit Le Bréviaire de la haine et une monumentale Histoire de l'antisémitisme, qui le font connaître comme l'un des premiers historiens de la Shoah. Il a publié de nombreux ouvrages, notamment Le Mythe aryen ; Les Totalitarismes du XXe siècle ; Moscou, troisième Rome ; l'Auberge des musiciens (mémoires) et L'Envers du destin (entretien biographique). Léon Poliakov est mort à Paris en 1997.