Partant du postulat erroné que les enfants victimes de cette affaire de pédophilie n’ont pas été entendus, Serge Garde se lance dans une démonstration éminemment contestable.

L’affaire d’Outreau est à la justice ce que la femme coupée en morceaux est au cirque : on peut s’acharner à croire et à faire croire que les dix-sept adultes poursuivis pour pédophilie étaient coupables, bien que treize aient été acquittés au terme de deux procès successifs, en 2004 et 2005. On peut aussi penser, a contrario, que tout ce qui relève de l’illusionnisme a été mis au jour par les cours d’assises du Pas-de-Calais et de Paris, par un total de 21 jurés populaires et six magistrats, et que les seuls quatre vrais coupables ont été condamnés.

Le documentaire de Serge Garde, Outreau, l’autre vérité – titre suffisamment insinuant pour permettre à l’auteur de ne jamais aller explicitement au bout de sa thèse -, prétend démontrer que la parole des enfants victimes n’a pas été entendue et qu’on s’obstine à cacher, ce qui est faux, qu’il y a eu des gamins martyrisés à Outreau. (…)

Lire la suite sur le site du Figaro.

Voir aussi :
* Belgique : le retour de la théorie du  »complot pédophile »