Stéphanie Courouble Share est docteur en histoire. Spécialiste du négationnisme, elle fut l’élève de Pierre Vidal-Naquet. Dans ce texte, elle évoque la controverse qui a éclaté en Israël au sujet d’une thèse négationniste – et complotiste – publiée par Mahmoud Abbas à une époque où, déjà quadragénaire, il s’était installé à Moscou pour y suivre un cursus universitaire. Un ouvrage toujours disponible sur le site officiel de l’Autorité palestinienne…

Le 27 avril dernier, comme chaque année, Israël commémorait solennellement la Shoah. À cette occasion, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, longtemps accusé de négationnisme, affirmait : « Ce qui est arrivé aux Juifs durant l’Holocauste est le crime le plus odieux qui soit survenu contre l’humanité pendant l’ère moderne ».

De fait, M. Abbas n’en est pas à son premier communiqué dans ce sens puisqu’en 2010, à Ramallah (Cisjordanie), s’indignant qu’on l’accuse de nier l’Holocauste, il assurait devant un parterre de journalistes, avoir envoyé des délégués à Auschwitz lors de cérémonies commémoratives. A l’unisson, la presse se réjouit de cette annonce émanant de celui qu’elle considère comme un interlocuteur incontournable pour la paix au Proche-Orient.

Toutefois, le discours attendu du leader palestinien ne parvient pas à dissiper le malaise que provoque l’existence d’une thèse de doctorat qu’il soutint en 1982, à l’Université de Moscou. Cette thèse, conservée depuis cette date dans les archives russes, relativise la gravité du génocide nazi perpétré contre les Juifs d’Europe. (…)

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Voir aussi, du même auteur :
* Négationnistes : quand tombent les masques… (1ère partie ; 2nde partie)