L’annonce de la mise en examen de l’ancien Président de la République pour “abus de faiblesse” dans le dossier Bettencourt a fait perdre leur sang froid à certains députés UMP.

Député-maire de Nice et membre de l’association des amis de Nicolas Sarkozy, Christian Estrosi a souligné dans un communiqué diffusé hier soir que « chacun remarquera que cette décision intervient 48H après la mise en cause d’un ministre socialiste sans doute pour faire compensation », suggérant que la décision du juge Jean-Michel Gentil résulte d’une intervention politique visant à détourner l’attention médiatique de l’affaire Cahuzac.

De son côté, Libération rapporte que « dès 22h19, la nouvelle du soir encore chaude, le député UMP des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, n’a pas pu s’empêcher de gazouiller à ses quelque 5 700 abonnés que cela “en (disait) long sur la justice”. Avant de poursuivre quelques minutes plus tard, dans une registre plus complotiste : “La seule chance pour François Hollande en 2017 c’est d’éliminer par tous les moyens la possibilité d’une candidature du seul adversaire qui peut le battre”. Manière de sous-entendre lourdement que l’Elysée téléguide le juge Gentil. »

Député lui aussi des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti s’interroge sur Twitter : « Qui peut croire à l’absence d ‘arrière pensées politiques avec un scénario aussi grossier contre N. Sarkozy ».

Quant à Christine Boutin, elle s’est demandé hier soir sur BFMTV s’il n’y avait « pas une opération de déstabilisation en ce moment dans notre pays ».

S’exprimant ce matin sur Europe 1, Laurent Wauquiez dit « ne pas croire au hasard ».

Voir aussi :
* Sarkozy mis en examen : les théories du complot fusent à l’UMP. Et l’indépendance de la justice, alors ?
* François Hollande dans le collimateur des conspirationnistes