Complot, complot quand tu nous tiens…

Sans Tariq Ramadan comment comprendre le monde tel qu’il va (mal)… Il aurait été surprenant que l’islamologue fondamentaliste s’abstienne de donner son point de vue sur l’intervention française au Mali. C’est chose faite, sur son site depuis le 18 janvier. Et, une fois de plus, celui qui se prononça un jour en faveur non d’une abolition mais d’un simple « moratoire » de la lapidation des femmes (et des hommes) dans les pays musulmans ne déçoit pas…

Avec l’habileté – certains de ses nombreux détracteurs diraient le double langage – qui le caractérise, Ramadan prend bien sûr ses distances avec « l’idéologie et les pratiques des réseaux et groupuscules salafi jihadistes et extrémistes. » Mieux : il les condamne avec la dernière fermeté et, au cas où cela leur aurait échappé, invite les musulmans à l’imiter «politiquement, intellectuellement et avec toute la force de leur conscience et de leur cœur.»

Ce préambule rhétorique passé, Ramadan aborde l’objet réel de sa contribution : la dénonciation du néo-colonialisme français et plus largement occidental, encore et toujours à l’œuvre, quelles que soient les situations. Pour illustrer son propos, le théologien d’origine égyptienne s’appuie sur une chronologie, « revue et corrigée » par ses soins, des évènements en cours au Mali. (…)

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