Le profil du nouveau ministre des affaires étrangères brésilien, Ernesto Araújo, récemment nommé par le président Bolsonaro, n’a rien pour rassurer ceux qui se soucient du respect de l’environnement. Sur son blog, « Metapolítica 17 » (sous-titré « Contra o globalismo », c’est-à-dire « contre le mondialisme »), le diplomate de 51 ans écrit que « les climatologues ont rassemblé des données suggérant une corrélation entre la hausse des températures et la concentration croissante de CO2 dans l’atmosphère, ont ignoré les données suggérant le contraire et ont créé un dogme “scientifique” que personne ne peut contester sous peine d’excommunication ». Il poursuit : « Ce dogme a servi à justifier une augmentation du pouvoir réglementaire des États sur l’économie et des institutions internationales sur les États et leurs populations, ainsi qu’à étouffer la croissance économique dans les pays capitalistes démocratiques et à favoriser la croissance de la Chine ». Des propos qui font écho à ceux de Donald Trump, l’un de ses modèles revendiqués, qui avait déclaré en 2012 que « le concept de réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois afin de rendre la production américaine non-compétitive ». Décrit par Jair Bolsonaro comme un « brillant intellectuel », Ernesto Araújo estime aussi que le « mondialisme » cherche à « instiller la peur pour obtenir plus de pouvoir ». Selon lui, les socialistes du Parti des Travailleurs (PT) tentent de criminaliser l’histoire, les films de Disney, la justice, WhatsApp, le sexe hétérosexuel, le sport, les blagues et l’humour et auraient pour le Brésil « un projet totalitaire ou un programme tyrannique » (sources : The Independent, 17 novembre 2018 ; Le Monde, 20 novembre 2018).