Les attentats commis en Norvège le 22 juillet 2011 par Anders Behring Breivik signifient-ils l’émergence d’une nouvelle extrême droite ? Si oui, quels sont les ressorts idéologiques et les modes organisationnels qui démontrent sa nouveauté ? Quels défis cette extrême droite activiste pose-t-elle à la communauté occidentale du renseignement et au consensus démocratique, à un moment où la majorité des partis politiques nationaux-populistes sont considérés comme étant en phase de « normalisation » ? Avant de tenter de répondre à ces questions, rappelons que depuis les attentats du 11 septembre 2001, les services de renseignement européens ont défini comme priorité absolue la menace terroriste de l’islamisme radical. Compréhensible en termes de mobilisation des moyens humains et financiers, justifiable en tant que priorité politique, cette hyper-focalisation a toutefois totalement occulté l’existence, dès les années 1970, d’un « terrorisme noir » émanant des mouvances néo-fasciste et néo-nazie, notamment en Italie et en Allemagne puis en Suède au tournant des années 1990/2000. (…)

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Voir aussi :
* La Déferlante anti-islam : enquête sur la nouvelle extrême droite
* Le cas Anders Behring Breivik (entretien avec Nicolas Lebourg)
* Une mise au point sur  »Eurabia » (entretien avec Caroline Fourest)
* Le  »péril islamique » existe-t-il ?