Paru pour la première fois en 2009 chez Denoël, La pensée extrême, du sociologue des croyances Gérald Bronner, est réédité en ce début d’année dans une version enrichie aux PUF. Le livre, sous-titré « Comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques », aborde la question du conspirationnisme. Il avait fait l’objet en 2011 d’une recension de Jean-Bruno Renard pour les Archives de sciences sociales des religions. En voici les premières lignes :

La publication par Gérald Bronner de L’empire des croyances (Paris, PUF, 2003), puis de Vie et mort des croyances collectives (Paris, Hermann, 2006) a fait de son auteur une figure marquante de la «sociologie cognitive» qui s’est développée dans le sillage de la théorie générale de la rationalité de Raymond Boudon. La pensée extrême relève le défi d’appliquer cette approche à des croyances de fanatiques, que l’on qualifie si aisément de «fous» tant leurs idées et leurs comportements nous paraissent «irrationnels». Ce livre passionnant, où l’auteur cisèle les notions comme un orfèvre, est une magistrale démonstration des mécanismes qui conduisent, de manière logique bien qu’effrayante, à adhérer à des idées extrémistes.

L’auteur rappelle qu’une croyance se définit à la fois par un contenu (une idée) et par un rapport à ce contenu (une adhésion plus ou moins forte). La spécificité de la pensée extrême est qu’elle «adhère radicalement à une idée radicale». (…)

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Voir aussi :
* Comprendre la sidération, par Julien Damon
* Gérald Bronner : « les croyants sont généralement plus motivés que les sceptiques »