Kémi Seba part en croisade contre... les Illuminati !
Le leader extrémiste Kemi Seba semble ne jamais s’arrêter, obsédé par le combat identitaire, tentant de séduire tous azimuts, quitte à parfois faire des grands écarts. Le 10 mai, jour de la commémoration de la traite négrière, il défilait dans les rues parisiennes. Pas dans la manifestation consensuelle du Conseil représentatif des associations noires (CRAN) entre la place de la République et la place de la Bastille, qu’il a qualifiée de « mascarade commémorative (…) orchestrée par les nègres d’intérieurs du CRAN et autre Claudy Siar », mais dans celle, plus radicale, du Comité du 10 mai (Coffad et Mouvement pour une Nouvelle Humanité de Joby Valente), entre la place de la République et la place de la Nation, à l’issue de laquelle il a pu prononcer un discours. Sa présence ne pouvait que plaire au MNH, fortement antisioniste et qui voit des négrophobes partout (cette association a d’ailleurs été récemment condamnée pour procédure abusive contre l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau, surtout s’ils sont juifs, qui avait pris part à la « Marche décoloniale » des Indigènes de la République deux jours plus tôt.

Le 8 mai, Kémi Seba avait, lui aussi, déjà manifesté dans les rues parisiennes. Mais pas avec les Indigènes de la République. Où il était, cela n’avait rien à voir avec l’obsession des Indigènes contre une prétendue « suprématie blanche et chrétienne ». Vraiment rien. En effet, Seba n’est plus seulement le leader de « Génération Kemi Seba » (créé après l’interdiction de la Tribu KA), qui avait notamment réussi à capter la chanteuse Princess Erika. Le 22 mars, il a fondé le Mouvement des damnés de l’impérialisme (MDI), « ouvert à toutes LES PERSONNES DÉSIREUSE (sic) DE METTRE UN TERME à l’hégémonie des impérialistes (Axe Americano-Sioniste, ILLUMINATI, et autres groupes occultes impérialistes) ». Ce jour-là, d’après un blogueur rouge-brun (et très antisémite) qui s’y trouvait, « étaient présents des nationalistes indo-européens, dont le groupe « Droite Socialiste », mais aussi des membres d’Egalité et Réconciliation (nda : le mouvement d’Alain Soral). Les panafricains étaient massivement présents tout comme les musulmans traditionnalistes ». […]

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Source : Vincent Archer, « Kemi Seba : un jour avec des communautaristes noirs, l’autre avec des extrémistes blancs », ProChoix, 12 mai 2008.