Guillaume Brossard, un des fondateurs de Hoaxbuster, principal site de traque des canulars d’Internet, s’inquiète de l’évolution de ces rumeurs.

La Nouvelle République : Le nombre de " hoax " évolue-t-il avec le temps ?

Guillaume Brossard : Avec l’explosion des réseaux sociaux, la diffusion des hoax est beaucoup plus massive. Avant cela se limitait aux emails, aux forums et aux blogs… avec Facebook et Twitter, la «  viralité » est encore plus extrême. De plus, on est sur le fondement même de la rumeur : elle ne meurt vraiment jamais, elle se recycle, se transforme. L’exemple de Facebook est assez parlant. Sur ce réseau, les gens n’ont pas toujours grand-chose à raconter. Alors certains réutilisent, inconsciemment ou non, d’anciens messages ou en transfèrent d’autres sans se poser de question. Au fond, ce n’est pas vraiment différent des conversations à la machine à café où on se raconte les dernières rumeurs. Sauf qu’avant on touchait une à cinq personnes maximum et qu’aujourd’hui on peut même atteindre un million de personnes, sans lien temporel ni géographique. (…)

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Voir aussi (MàJ du 10/07/2014) :
* Inflation de rumeurs et de « hoax » racistes : nouveau baromètre d’une France en crise (Bastamag.net, 17 mars 2014)