Les attentats de janvier à Paris ou le crash de la German Wings les ont galvanisés : depuis quelques semaines, les complotistes s’en donnent de nouveau à cœur joie. Mais le phénomène ne date pas d’hier.

Sommaire :
>>> Quand les politiques se convertissent aux théories du complot
>>> Pierre-André Taguieff: "La sur-information prédispose aux théories du complot"
>>> Conspirationnisme : Thierry Meyssan, le maître à fausser
>>> Le complotisme ou la défaite du journalisme (entre autres)

Ils pouvaient difficilement rêver mieux : le crash de l’A320 de la GermanWings sur les flancs d’une montagne française, médiatisé à outrance, un temps nimbé de mystère et d’interrogations, a donné un coup de fouet à la créativité des complotistes, qui n’en demandent généralement pas tant.

L’émotion considérable, dans le monde entier, les images fragmentaires mais spectaculaires, propres à toutes les interprétations, les questions des experts, les erreurs de communication des enquêteurs et, plus encore, le dénouement, inimaginable, font depuis trois semaines le bonheur de ceux qui, sur Internet en particulier, se sont donné pour mission de remettre en question les "narratives officielles". Selon certains d’entre eux, derrière le suicide meurtrier d’Andreas Lubitz se dissimulerait l’assassinat, en pleine crise ukrainienne, de deux ingénieurs américains prétendument spécialistes des radars pour l’Otan et qui auraient voyagé dans l’avion… (…)

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