Carte postale
de Karel Relink
(Tchécoslovaquie) – 1924
Collection A. Langerman

Plus que trois mois pour découvrir l’incroyable exposition proposée par le Mémorial de Caen sur le dessin antisémite depuis le 20 mars dernier.

De 1886, date de la publication par Edouard Drumont de La France juive – un best-seller de l’antisémitisme aujourd’hui réédité par la maison d’édition d’Alain Soral – à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il s’agit de faire comprendre autour de quel imaginaire raciste et, le plus souvent, complotiste, s’est structurée la haine des Juifs en Europe. Et comment le consentement au meurtre de masse fut préparé dans les esprits.

Riche de plus de 120 documents issus de la collection privée d’Arthur Langerman, l’exposition « 1886-1945, Dessins assassins ou la corrosion antisémite en Europe » donne à voir des affiches, des cartes postales, des livres, des tracts, des journaux illustrant l’entreprise de déshumanisation des Juifs par le stéréotype : déicide, errant, accapareur, conspirateur ou tout à la fois.

Né en 1942, Arthur Langerman a deux ans quand ses parents, des juifs d’Anvers, sont déportés à Auschwitz. Ce n’est qu’à l’âge adulte que ce diamantaire installé à Bruxelles commencera à amasser l’une des plus grandes collections de documents et d’objets antisémites du monde (plus de 7000 pièces).

Télécharger le dossier de presse.