LU SUR LE WEB : Un fait divers non résolu, comme il y en a des centaines par an aux Etats-Unis, a été transformé, par des manipulations politiques et des reprises erronées, en un élément de langage conspirationniste.

Les réseaux sociaux sur lesquels ils se disséminent ont beau mettre en place des garde-fous, les médias proposer du fact-checking (de la « vérification d’information ») à grande échelle ou les gouvernements occidentaux voter des lois pour les juguler, les « fake news » (terme regroupant désormais autant les blagues, les « attrape-clic », les articles erronés que ceux sciemment faux à visée propagandiste) atteignent encore des proportions considérables.

L’histoire tragique de Seth Rich va même bien au-delà d’une fake news. C’est celle du meurtre d’un jeune homme de 27 ans qui est devenu, au vu du poste qu’il occupait, de quelques coïncidences, de beaucoup de fantasmes, de mensonges, de mauvaise foi et de manipulations politiques, un fait divers entouré d’une aura conspirationniste.

Cette aura a été construite et amplifiée autant par les communautés virtuelles d’extrême droite que par les médias conservateurs, dont l’audience est considérable. Elle a été gonflée autant par des reprises médiatiques bancales et pleines de conditionnel que par les sous-entendus de Julian Assange. La mort sordide d’un jeune homme est devenue un élément de langage conspirationniste brandie comme la preuve d’une affaire insaisissable. […]

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