Brigades rouges : l'Italie vit toujours avec le fantôme d'Aldo Moro
On aura tout dit pour tenter de donner un sens à ces 55 jours qui ont abouti à l’assassinat de cet homme politique plusieurs fois président du Conseil. Et le dossier n’est pas clos.

C’est une image qui hante la mémoire collective des Italiens : le corps de Aldo Moro, retrouvé mort dans le coffre d’une Renault le 9 mai 1978. C’est aussi un événement clé de l’histoire italienne : l’assassinat, après 55 jours de captivité, du président de la Démocratie chrétienne par les Brigades rouges.

Trente-cinq ans plus tard, un des cas les plus délicats de la République italienne est toujours ouvert. Les brigadistes n’ont pas tout dit. Les livres, le cinéma, la télévision, le théâtre, se sont emparés de cette histoire, offrant les théories les plus disparates. A tel point qu’en Italie, un terme a été forgé dans les années 1970 pour désigner l’explication d’un événement par des hypothétiques motivations derrière les événements : la «dietrologia», littéralement, «derrièrologie».

Le cas Moro est probablement celui qui a fait foisonner la «dietrologia». On aura tout dit pour tenter de donner un sens à ces 55 jours qui ont abouti à l’assassinat de cet homme politique plusieurs fois président du Conseil. (…)

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Voir aussi :
* Italie : le thème du complot dans l’historiographie contemporaine